Sunday Inspiration … Next Step Bali

Togian Islands Kadidiri Indonesia

Depuis quelques jours, la moindre pause dans mon emploi du temps de working mum est consacrée à la lecture des guides dédiés à Bali et Lombok, le planning est pratiquement posé , les escales plongée et surf reservées. 

J’ai aussi ressorti mes photos de mon 1er séjour, celle ci-dessus en fait parti , prise à Kadidiri , petite île de l’archipel des Togian.
Divin, non ? 


Point de filtre  , point de réglages compliqués , juste un moment parmi d’autres en Indonésie.

Kawa Ijen , le volcan de la lune


Le Kawa Ijen, qui culmine à 2386 m , est principalement exploité pour son soufre.
Chaque jour, des javanais, appelés les pencaris, risquent leurs vies et usent leur santé pour extraire du cratère du volcan ce soufre si précieux.

Chaque porteur est équipé d’un double panier en osier dans lequel, suivant sa force, il peut porter entre 40 et 100kg de soufre.
Ils parcourent 6 km aller-retour, dans des pentes terreuses et glissantes ou dans un labyrinthe de cailloux.
Pourtant, plus d’une centaine d’hommes le font chaque jour, pour près de 1 500 roupies par kilo, soit à peine plus d’un euro.
En ramenant plusieurs cargaisons par jour, ils espèrent  gagner 180 000 roupies : environ 10 euros, quasiment une fortune en Indonésie … la contrepartie, fatale, c’est une espérance de vie réduite par rapport au reste de la population indonésienne.
En effet, l’âge moyen d’un mineur ne dépasse guère 40 ans à cause des vapeurs nocives et suffocantes qui se dégagent du lac.


L’ascension du Kawa Ijen se fait souvent tôt le matin.
Une petite pente raide permet d’accéder au cratère,  avec autour et en toile de fond, les sommets verdoyants qui semblent vouloir s’accrocher au ciel.

Une fois en haut, un paysage lunaire révélé et une vue magnifique…
Les coulées de lave enserrent un lac bleu turquoise, dont la couleur est due à l’acidité de ses eaux.

Le soufre sort du cratère à l’état liquide, puis une fois solidifié, celui-ci est coupé afin d’être transporté par les pencaris.
La vue est totalement surréaliste, comme si elle émanait de l’esprit d’un savant fou.
Pour ma part, étant enceinte à l’époque du voyage, je n’irais pas plus loin.
Mais les autres, malgré l’interdiction qui est faite aux touristes de descendre plus bas, poursuivront leur chemin dans le cratère avec les porteurs. 
Au retour, nous nous arrêterons aux cabanes où les pencaris vendent les blocs de soufre.
Ils nous raconteront comment Nicolas Hulot, pour son émission Ushuaïa, avait été débarqué sur le bord du cratère par un hélicoptère, tourné quelques images et s’en était retourné aussi rapidement.

Une scène qui leur avait paru surréaliste … 

Le Kawah Ijen en quelques chiffres :

– dimensions du lac : 1 km de long environ sur 600 m de large
– profondeur : environ 200 m

– c’est le plus grand lac d’acide sulfurique et chlorydrique du monde : 37 millions de M3

Ubud la spirituelle

Ubud la spirituelle , Bali

 Ubud-Bali


Célébrée dans les guides et dans le monde entier, Ubud la spirituelle est le cœur artistique de Bali.
Rues et ruelles sont parsemées de galeries de peintures ou de sculptures, où les artistes s’adonnent à leur art.
Les spectacles de musique et de danses balinaises sont légions et souvent destinés aux touristes mais ont au moins le mérite de perpétuer les arts traditionnels de l’île.

Que l’on séjourne dans un hôtel, dans une lodge ou dans une chambre d’hôte, c’est souvent à Ubud que l’on découvre le rythme de la vie familiale indonésienne ponctuée par les offrandes et les cérémonies.

Au fil des balades, on découvre les cris des parieurs qui annoncent un combat de coqs, le martèlement des gongs et des cymbales qui résonnent au loin, ou les chants des prières qui s’échappent des temples avoisinants.

A cela s’ajoute le fait qu’Ubud s’étale au milieu de gorges et de rizières en terrasses et qu’il est donc toujours possible de s’éloigner des grandes artères et observer les paysans s’affairer au milieu des champs.
En se baladant le long des flancs du volcan Agung, on peut quasiment remonter le temps : labours à la charrue, locaux qui se lavent à l’eau fraîche des rivières, femmes en sarong qui transportent des sacs en équilibre sur la tête, regard éberlué des enfants et surtout leurs sourires dès qu’on leur dit ‘bonjour’ …
Hello , hello , hello , répètent-ils en sautant d’une allée de riz à l’autre.

Pour démarrer ou cloturer un voyage, une bonne façon de découvrir  Bali, intacte et authentique.

 Ubud-Bali Ubud-Bali

 Ubud-Bali

 Ubud-Bali

 Ubud-Bali

A ne pas manquer :

– Le marché d’artisanat au cœur du village qui, même s’il est envahi de touristes, garde un charme indéniable. C’est ici , et dans les boutiques alentours, que vous trouverez probablement le plus grand choix de souvenirs balinais à ramener. 

Sacred Monkey Forest Sanctuary : une poche de jungle dense quasiment en centre-ville et trois temples cachés au milieu des arbres.
A éviter par contre pour ceux et celles qui , comme moi, ont une frousse monstre des singes…

– Prendre un cours de danse au musée Puri Lukisan et profiter à l’occasion de son beau jardin luxuriant et admirer l’ensemble de ses œuvres.
– Admirer le somptueux panorama sur la gorge de l’Ayung en allant prendre un verre dans l’un des luxueux hotels qui la bordent. 

– tester un des nombreux spas pour se detendre en fin de journée. 

– Louer vélo ou scooter pour faire le tour des villages avoisinants. 

L’art des danses balinaises

L’art des danses balinaises

L'art des danses balinaisesL'art des danses balinaises
Bali, île des arts.
Dans ce petit paradis terrestre, situé en Indonésie, à l’est de l’île de Java, l’art fait tellement partie de la vie de tous les jours qu’aucun mot n’existe pour désigner l’art ou les artistes.
En fait, tout le monde est un artiste.

Bali est aussi l’île des dieux.
Et la religion y est présente dans chaque acte quotidien.
Les dieux reçoivent chaque jour des offrandes de fleurs ou de riz, ainsi que des prières.
Et quelle plus belle offrande peut-on imaginer que des danses aussi belles et gracieuses.


A la fin d’une longue et dure journée de travail dans les rizières, les balinais prennent leur pinceau, leurs outils et deviennent peintres ou sculpteurs.
Il en est de même pour la danse.
Elle fait partie de la vie de tous les jours, et elle accompagne chaque fête.
Chaque danse obéit à des règles précises et raconte une histoire, souvent issue de la célèbre épopée hindoue du Ramayana.
Il serait d’ailleurs plus exact de parler de théâtre dansé.
Les danses sont accompagnées d’un orchestre.

Une des danses les plus célèbres est appelée danse du Barong (ou danse du kriss).
Elle doit son premier nom , Barong, à l’animal mythique qui apparaît dans la danse, et son second nom, Kriss,  à un accessoire intervenant également au cours de cette danse, le poignard balinais à lame ondulée du même nom.

Le Legong est le plus souvent exécuté par des jeunes filles tandis que le Baris est pratiqué par de jeunes garçons.
Les enfants commencent tôt leur apprentissage et l’île compte plusieurs centaines d’écoles.
Lors de balades à Bali, il n’est pas rare de trouver des écoles de danse balinaise et c’est toujours avec plaisir que les élèves et leurs professeurs accueillent les touristes désireux d’en découvrir un peu plus sur cet art… 

Il suffit juste de pousser une porte, un portail … 

L'art des danses balinaises

L'art des danses balinaises

L'art des danses balinaises

Au coeur des îles Sulawesi : Kadidiri

Sulawesi Kadidiri Togian

Sulawesi Kadidiri Togian

L’arrivée à Kadidiri, dans l’archipel des Togian,  se fait  par un immense ponton de bois qui surplombe une eau transparente juste illuminée par quelques éclats de couleurs, ceux des coraux et de la faune sous-marine.  
En arrivant, j’ai eu peine à en croire mes yeux : une mignonnette plage frangée de cocotiers sert d’écrin à une dizaine de bungalows de bois, pour certains suspendus au-dessus de l’eau.

La beauté de l’endroit subjugue d’emblée.
Chaque jour se déroule de la même manière sur cette petite île et ce n’est pas grave.
Chaque matin
, je chausse mon masque pour observer la vie s’activer sous l’eau.
Nemo est là, juste sous mes yeux, au-dessus de son anémone de mer à discuter, sans fin, avec Dory la daurade.
1001 couleurs pour démarrer la journée.
Je suis comblée.

Chaque après-midi
, nous prenons nos bouteilles pour descendre plus bas, se sentir l’âme d’un aventurier, découvrir des trèsors et des coffres emplis d’or cachés dans une épave ou aller à la rencontre d’un nouveau reef …et puis si la chance nous sourit, flotter avec les raies mantas ou flirter avec la mort face à un requin.
Remonter un peu saouls, décalés et heureux.

Chaque soir
, le même coucher de soleil dont on ne se lasse pas, au mauve vient se mélanger des teintes rouges et bleues, puis des nuances orange et jaunes au gré des nuages et des contours de l’horizon ….
C’est peut être bête à dire, mais Kadidiri, petit île des Togian, est un vrai paradis sur terre, un parmi d’autres certes mais si jamais vous passez tout prêt, il serait dommage de ne pas découvrir un tel endroit. 


 
Sulawesi Kadiriri Togian

Sulawesi Kadiriri Togian
Sulawesi Kadiriri Togian

Sulawesi Kadiriri Togian

Sulawesi Kadiriri Togian

Sulawesi Kadiriri Togian

L’Indonésie : de Java à Bali

Au menu des prochains mois, dans ma vie et sur le blog : les canaux et les vélos d’Amsterdam au mois de Mai, quelques allers retours à Londres à partir du mois d’Avril et surtout l’Indonésie en Aout.

Amsterdam est déjà booké,  et comme souvent pour ce type de voyage, je sais que c’est sur place, où quelques jours avant,  que je m’organiserais pour mes visites.

Par contre, l’Indonésie occupe ma tête depuis quelques jours.
Déjà, je n’ai pas encore fixé la durée, 3 ou 4 semaines.
Même si  je me dis que je me déciderais au moment de prendre mes billets, en fonction de mes finances à ce moment-là, une semaine de plus sur place fait une grosse différence par rapport à ce que l’on peut faire.

L’Indonésie, je connais.
J’y suis déjà allée en 2003 et cette année-là j’étais enceinte de ma fille.
Je ne sais pas si c’est mon état, mes 9 mois de grossesse ayant été comme un état de grâce dans ma vie, ou l’ambiance dans notre groupe d’amis  ou la diversité du séjour mais je garde un excellent souvenir de ce pays.
C’est peut-être un peu tout cela.

A l’époque, nous avions parcouru les îles Sulawesi pour découvrir le pays Toraja et rejoindre les îles Togian dans le golfe de Bunaken, j’en garde un souvenir paradisiaque.
Nous avions vécu pendant quelques jours dans un petit bungalow sur pilotis, avec juste en dessous et devant notre balcon une mer aux coraux multicolores et une faune foisonnante…
Ensuite nos pas nous avais conduit à Java pour observer au plus près ces mastodontes que sont les volcans indonésiens et ensuite suivre les pas de Nicolas Hulot sur les pentes du lac Kawah Ijen.
L’ultime étape avait été Bali et sa douceur de vivre.

Pour ce nouveau voyage en Indonésie, j’ai déjà plus ou moins tracé dans ma tête le parcours qui passera par Lombok pour découvrir son imposant volcan Gunung Rinjani, les îles Gili pour faire de la plongée et le Nord et le Centre de Bali pour ses rizières et son artisanat.
L’ultime étape sera bien entendu le Sud de Bali, Uluwatu et Kuta Beach pour que ma fille puisse surfer sur les vagues indonésiennes.

La durée de notre voyage fera que nous aurons ou pas le temps de découvrir Florès, ses forêts touffues, ses peuples oubliés du monde moderne et surtout ses fameux varans de Komodo.

Bien évidemment, en commençant à préparer mon voyage, j’ai pu m’empêcher de parcourir mes photos de celui de 2003 et du coup j’avais bien envie de retracer ici tout ce périple …
Ça vous dit ? Vous me suivez sur ce coup ?