Art of David Walker

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Découvrir une fresque de David Walker est toujours un petit événement.
On reste d’abord en arrêt devant ce mur, et ensuite on a envie de toucher pour essayer de comprendre comment il a réussi à illuminer de tant de nuances sa peinture et à la rendre si vivante.

Depuis ses débuts à Londres au début des années 2000, l’artiste s’est tour à tour essayé au noir et blanc,au minimalisme et aux portraits aux multiples couleurs.
C’est ce dernier qu’il semble privilégier depuis quelques temps, que ce soit dans la rue ou en galerie.
Réalisant essentiellement des portraits de femmes à main levée et à la bombe, il parvient en utilisant les couleurs qui s’entremêlent, une certaine finesse du trait et des trainées grossières de peinture,  à faire ressortir les émotions de chaque visage et réaliser une œuvre unique et fascinante, parfois d’un réalisme surprenant.
Comme si ce n’était pas suffisant, il s’impose des contraintes du type : aucune brosse, couleurs après couleurs, un minimum de sorte de cap où encore un timing imposé.

J’ai découvert cet artiste pour la 1ère fois à New York avec un portrait de femme peint sur un volet métallique d’une boutique de Soho. 
C’était un peu comme faire éclater une bulle de légereté face à la puissance de Gotham City, je crois que je saurais sans problème retrouver la rue du Lower East Side où j’étais restée en arrêt devant cette fresque en me demandant quel génie pouvait avoir ainsi illuminer ce lieu un brin sordide.

Récemment, j’ai eu la chance d’admirer 4 de ses réalisations, 2 à Londres, dont 1 notamment avec Jim Vision et 2 autres à Vitry.

Celles de Londres se situent à Rivington Street et Heweet Street.
La premiere, qui occupe la devanture du BedRoom Bar, existe depuis un certain temps mais David Walker l’a renouvelé récemment avec une nouvelle palette de couleurs et début 2015 les petits poissons de Pez sont venus lui tenir compagnie.
Un peu plus loin dans une impasse donnant sur la rue, il est également possible de voir un Banksy ( sous verre ) juste à côté d’un pochoir de C215.

Quant au portrait de Heweet Street, il a été réalisé à 4 mains avec Jim Vision.
Impossible de se balader à Shoreditch sans tomber sur un mur de ce dernier, dans des couleurs plutôt vives et souvent en référence à la mythologie, il est notamment très présent dans Redchurch Street avec une énorme fresque dans le pur style fantasy.
Pas forcément un style qui me plait mais il faut avouer que le duo Walker/Vision a particulièrement bien fonctionné.
David Walker est pour l’occasion revenu au noir et blanc et c’est Jim Vision qui est venu apporter de la couleur à ce portrait.
Côté emplacement, le mur se situe dans une petite cour, pas forcément très accessible, et qui donne presque le sentiment de découvrir un trésor quand on arrive à la trouver …d’autant que depuis la rue, il est possible d’avoir une vue exceptionnelle sur un portrait de Vhils en 1er plan et celui de David Walker et Jim Vision au second.

Les 2 derniers portraits découverts sont ceux réalisés à Vitry sur invitation de C215.
Dans ce lieu, véritable musée à l’air libre du Street Art, ces 2 pièces apportent une grande douceur aux lieux tout en donnant une impression de vertige.

David Walker parle de chaos quand il évoque son travail et c’est effectivement ce que l’on peut ressentir face à une de ses peintures : ‘c’est ce qui résume le mieux mon travail en ce moment. Quand on voit mes peintures, cela parait logique. Je travaille sur plusieurs tableaux à la fois, parfois jusqu’à quinze ! Cela ne m’empêche pas de m’obnubiler sur une peinture. Et dès le début, j’aime avoir du chaos dans mon atelier, avec des peintures de partout. Le désordre est lié à mon travail. ‘

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Heweet Street
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Heweet Street
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Rivington Street ( Old )
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Rivington Street ( New )
New York Soho
New York Soho
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Vitry sur Seine
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Vitry sur Seine