La Dolce Vita

Dolce Vita Rome

Rome pour le 31 Décembre…
Je crois me souvenir qu’au moment de faire mon choix, j’avais dû me dire qu’il ne devait pas avoir plus magique pour le réveillon du 1er de l’an.
Au fil des mois, j’ai oublié cela car une fois sur place, j’ai réalisé que je n’avais absolument pas recherché où et comment se déroulaient les festivités pour fêter la nouvelle année.

Comme de plus en plus souvent lors de mes voyages, j’ai pris les billets, réservé l’appartement 6 mois à l’avance et ce n’est qu’une fois sur place que j’ai commencé à me préoccuper de l’organisation du reste du séjour.

Ben … on ne se refait pas et cela ne m’a jamais empêché de passer de très bons moments, l’improvisation, ça a du bon !
Ça permet de découvrir des petits troquets ou le spritz a une saveur spéciale et différente de celle qu’ils ont dans les bars à touristes.
En fait la seule chose dont je m’étais préoccupée, c’était de ne pas oublier pulls, gants, bonnets et écharpes et j’ai bien fait car durant cette semaine, il y a des moments où je me serais crue dans une station des Hautes Alpes tellement nous étions tous emmitouflés pour affronter des températures plus que glaciales.

L’autre chose dont je m’étais également occupée avant notre départ, était l’achat de billets pour le Vatican et là aussi, je ne m’étais point trompée puisque cela nous a permis de zapper les 3h d’attente… sauf que l’on ne m’y reprendra plus, je crois que désormais je vais définitivement assimiler le Saint Etat à l’enfer.

Seuls les moments où j’avais le nez en l’air ,à admirer les plafonds, étaient agréables …le reste du temps, je n’avais qu’une seule envie, fuir la foule de touristes qui occupaient le moindre mètre carré de libre…je crois que définitivement je ne suis pas faite pour ce type de tourisme même pour découvrir des monuments tel que le Vatican ou le Colisée que l’on peut difficilement laisser de côté.

Quant à la chapelle Sixtine … pfff, c’est surement le lieu touristique romain auquel j’ai trouvé le moins de charme.

Sinon, Rome reste définitivement la ville ou il y a un ‘je ne sais quoi’ qui fait que l’on a envie de rentrer dans toutes les églises que l’on croise (et l’on en croise !!) alors même que l’on a abandonné toutes ces croyances depuis bien longtemps ..

C’est aussi à Rome que l’on finit toujours pas engloutir une glace alors qu’il fait à peine 0° et qu’on enchaine ensuite par un bon vin chaud parce qu’il faut bien se réchauffer les mains…
C’est encore à Rome qu’on aimerait gratter les façades antiques des bâtiments pour ramener des pigments ocres à la maison…

Comme beaucoup de grandes villes, découvrir son vrai visage nécessite d’aller au-delà des quartiers touristiques, voire de les occulter, se perdre au fin fond de Trastavere dans son enchevêtrement de ruelles et de placettes où le linge séche aux balcons , traquer les œuvres de streetart dans le quartier étudiant de San Lorenzo, ne prendre que les petites rues sombres de Campo de Fiori et découvrir son marché tôt le matin pour attraper au vol les derniers reliquats d’authenticité qui se font de plus en plus rares , se recueillir au petit matin au Panthéon encore tout empreint de solennité , ne jamais manquer à l’appel du spritz qu’il faut déguster en picorant des anti-pastis , et bien évidemment ne jamais omettre un sourire au charmant serveur italien qui ne manquera pas de vous en offrir un second…
Ainsi va la Dolce Vita italienne… 

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