Les Zattere de Dorsoduro

A Venise, une fin d’après-midi ensoleillé, à l’heure de lapasseggiata, se finit forcement par une balade sur les zattere de Dorsoduro,dans l’or du soir qui tombe. 
Les zattere tirent leur nom des radeaux de bois qui descendaient par flottage le 
fleuve Pô et s’amarraient sur ces quais pour décharger leurs marchandises. 
Aujourd’hui, ce sont de larges avenues qui, lorsqu’on débouche des petites ruelles et canaux tortueux du sestiere Dorsoduro, donnent soudain une impression d’espaces.De la pointe de la Douane de mer jusqu’à la gare maritime, touristes et locaux déambulent face à l’île de la Guidecca.
A mi-parcours de la balade, les habitués font une pause en terrasse, regardent passer les bateaux et dégustent des glaces de la gelateria Nico , une vraie institution dans la ville.

La dernière fois, j’y ai gouté un gianduiotto à la crème, une merveille une fois que la glace a ramolli.
Un peu plus loin, en remontant vers la gare, et en arrivant au Rio de San Trovaso, il est possible de découvrir un atelier de gondole, que l’on appelle ici un squero.
Ce petit atelier compte parmi les trois squeri encore en activité sur Venise et les gondoliers continuent d’y confier leurs bateaux pour réparation.
En poussant encore un peu plus loin, du côté de la Fondamenta Ognissanti , ce sont des oeuvres de C215 et Alice Pasquini qu’il est possible de découvrir.

Pour cela, il faut avoir l’esprit aventureux car je suis bien incapable de donner le nom de la petite ruelle ou les 2 artistes ont laissé leurs traces mais la quête de ces œuvres vaut vraiment le détour.

Enfin, une fois le soleil couché, la fin de journée s’achève au campo Santa Margherita qui s’anime pour l’aperitivo accompagné de cicheti, les tapas vénitiennes.

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