Chaque jour, des javanais, appelés les pencaris, risquent leurs vies et usent leur santé pour extraire du cratère du volcan ce soufre si précieux.
Chaque porteur est équipé d’un double panier en osier dans lequel, suivant sa force, il peut porter entre 40 et 100kg de soufre.
Ils parcourent 6 km aller-retour, dans des pentes terreuses et glissantes ou dans un labyrinthe de cailloux.
Pourtant, plus d’une centaine d’hommes le font chaque jour, pour près de 1 500 roupies par kilo, soit à peine plus d’un euro.
En ramenant plusieurs cargaisons par jour, ils espèrent gagner 180 000 roupies : environ 10 euros, quasiment une fortune en Indonésie … la contrepartie, fatale, c’est une espérance de vie réduite par rapport au reste de la population indonésienne.
En effet, l’âge moyen d’un mineur ne dépasse guère 40 ans à cause des vapeurs nocives et suffocantes qui se dégagent du lac.
Une petite pente raide permet d’accéder au cratère, avec autour et en toile de fond, les sommets verdoyants qui semblent vouloir s’accrocher au ciel.
Une fois en haut, un paysage lunaire révélé et une vue magnifique…
Les coulées de lave enserrent un lac bleu turquoise, dont la couleur est due à l’acidité de ses eaux.
Pour ma part, étant enceinte à l’époque du voyage, je n’irais pas plus loin.
Mais les autres, malgré l’interdiction qui est faite aux touristes de descendre plus bas, poursuivront leur chemin dans le cratère avec les porteurs.
Ils nous raconteront comment Nicolas Hulot, pour son émission Ushuaïa, avait été débarqué sur le bord du cratère par un hélicoptère, tourné quelques images et s’en était retourné aussi rapidement.
Une scène qui leur avait paru surréaliste …








Répondre à Elisa Annuler la réponse.