Rarement une série m’aura autant captivé et maintenue sous tension.
Le déroulement de l’histoire, le jeu des acteurs et la façon de filmer du réalisateur font que l’on prend le temps de savourer chaque épisode, lentement, dans un état presque second.
Il s’agit là d’une mise en bouche assez emblématique de l’univers de la série.
True Detective est une série qui prend le temps de s’installer, la lenteur des épisodes pourra en énerver certains, moi je trouve qu’elle rend l’intrigue glaciale et tendue, à l’ambiance délicieusement poisseuse et sombre, qui devient même haletante dès l’incroyable 3eme épisode.
Le scénario est finement construit, avec des allers retours entre le présent et le passé, qui nous perdent juste ce qu’il faut, et explore un certain nombre de thème qui enrichissent l’histoire : le bien, le mal, la religion, la prostitution, l’amour, l’adultère, le nihilisme, la solitude.
Tout d’abord, Matthew McConaughey qui n’en finit pas de m’étonner depuis Mud.
Il est électrisant et sombre dans le rôle de Rust Cohle, obsédé par la traque du tueur, aux pulsions auto – destructrices.
Il marque chaque plan de sa présence possédée, de son incarnation hallucinante et hallucinée.
Quand à Woody Harrelson, sa prestation, plus classique, est bien loin de celle qu’il livre dans Hunger Games.
Chacun traque les indices après avoir regardé chaque épisode plusieurs fois, décortiqué chaque scène et disserté des heures sur le pourquoi de chaque phrase.
Certains vont même jusqu’à chercher des indices au délà de la série et ont acheté un recueil The Yellow King , du nom du tueur dans la série, qui a vu ses ventes exploser.
Certaines théories sont plutôt intéressantes et invitent à la réflexion, d’autres complétement abracadabrantes.
Sans aller jusqu’à cet extrémisme, j’avoue avoir visionné une seconde fois chaque épisode ne serait-ce que parce que chaque épisode est tellement dense qu’il faut bien une seconde fois pour tout intégrer et je pense qu’une fois les 8 épisodes diffusés, je consacrerais probablement une petite nuit à l’intégrale…





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