Comme un certain nombre de personnes, j’attendais ce film avec impatience et comme pour beaucoup d’œuvres de Martin Scorsese, je ne fus pas déçue.
La première impression est que le fil de l’histoire, la manière de filmer et l’interprétation me font penser à Casino du même réalisateur.
Martin Scorsese aime dépeindre les facettes sombres du rêve américain et à mes yeux la dernière fois où il l’avait réussi à le faire de manière aussi flamboyante que dans le Loup de Wall Street, était pour Casino.
Comme pour Casino, Le Loup de Wall Street se situe quelque part entre la vulgarité extrême et le génie ultime.
Mais cette fois-ci, Martin Scorsese franchit le pas.
Il n’y avait eu, à ma connaissance, dans ses films, pas le moindre nu intégral.
Là c’est full frontal sur full frontal, exhibitionnisme à tout va, partouze ….
Même Leonardo DiCaprio s’exhibe beaucoup plus qu’il n’a pu le faire dans la totalité de ses autres films.
Sur cette base, s’enchaînent nombre de scènes appelées à devenir cultes…
La querelle burlesque entre Donnie, excellent Jonah Hill, et Brad débouchant sur la plus stupide des interpellations,
L’incroyable scène de shoot aux quaaludes qui finit par un paralysie partielle de Jordan qui l’oblige à se déplacer en rampant et à ramener la voiture complétement défoncé,
La scène de bagarre entre Jordan et Donnie qui se termine par un bouche à bouche et un massage thoracique dantesques,
Où le naufrage du yacht qui fait bizarrement penser à celui du Titanic …
Elles sont presque surnaturelles.
Le réalisateur nous place dans un monde différent, un monde qui nous est totalement inconnu, celui des finances et de ses excès et où on retient qu’au final l’arrivisme paye et qu’à la fin tu peux toujours t’en tirer à bon compte et même capitaliser dessus.
A ce titre, la scène finale, où l’on voit Jordan Belfort refaire surface en allant vendre sa sauce à des anonymes prêts à tout gober, est assez effrayante.
Et en ce sens, on fait également le lien avec le vrai-faux happy end de Casino où finalement la sanction étant déjà tombée, pourquoi revenir dessus … le mal est fait et le cancer s’est généralisé.
Les tentations étaient là, à portée de main, et les autorités n’avaient aucune prise.
Aux yeux de Jordan et de sa meute, la modestie était devenue complètement inutile.
Trop n’était jamais assez…




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