Sestiere di Cannaregio

Cannaregio Venise Venezia Venice

La première fois que j’ai été à Venise, j’ai été instantanément conquise par le quartier de Dorsoduro pour ses palais surplombant le Grand Canal, pour la collection Peggy Guggenheim, pour ses zatteres ensoleillés en fin d’après-midi.
Cette fois-ci, c’est Cannaregio qui m’a séduit pour ses ruelles plus populaires et authentiques.
Cannaregio emprunte aux quartiers qui l’entourent : joyeux comme San Marco, aussi discret que Santa Croce, populaire comme Castello et religieux comme San Polo.

Il suffit de s’éloigner de quelques pas de la Strada Nova et du Rialto pour se perdre au milieu des canaux sombres où l’on devine le parme des glycines l’été et la forme d’une île que l’on distingue au loin, à peine.

Au cours de la balade, il n’est pas rare d’emprunter de petits ponts aux briques sales avec quantités d’herbes folles qui menacent de le croquer.

C’est notamment dans ce quartier qu’il est possible d’admirer le dernier pont sans parapet de la ville : le Ponte Chiodo sur le Rio di San Felice.
En s’enfonçant un peu plus dans ce quartier, il est possible de découvrir le ghetto de Venise auquel on accède au ghetto par des passages étroits, les sotoporthegi.
Ceux de cette zone portent encore la trace des lourds verrous qui fermaient les portes.
Ici, les synagogues construites en hauteur côtoient les églises gothiques, une vraie leçon de tolérance. 

Cannaregio Venise Venezia Venice
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Et en guise de conclusion, une citation : 

Un peu de chèvrefeuille grimpe au mur et du linge en descend.
Les façades s’effritent, mais dans le plus humble rio se glisse, à une certaine heure qu’il faut surprendre, un soleil qui biaise heureusement avec la misère.
Et la misère dorée, ce n’est déjà plus la vraie misère.
Les odeurs tristes d’une eau glauque invitent à des fêtes mélancoliques, à des retours au passé glorieux.
Venise que j’aime Michel DEON de l’Académie Française