Le tigre blanc de Aravind Adiga

Le tigre blanc de Aravind Adiga

Le tigre blanc de Aravind Adiga

Le Tigre blanc d’Aravind Adiga raconte la destinée d’un enfant , de basse caste , promis à un avenir à priori plutôt sombre et pauvre dans son village natal et qui par son opportuniste finira homme d’affaire à Bangalore.

Au travers de cette histoire , une plongée âpre et très ironique dans l’Inde d’aujourd’hui, à cheval entre la course à la modernité et une inertie sociale d’un autre âge …
Encore une fois , ce livre m’a plus ou moins renvoyé à ce que je constate chaque jour depuis mon arrivée dans ce pays … violence des rapports sociaux . place de la femme , mariages arrangés , gaspillages …. Bref, un verrouillage de la société qui profite aux plus nantis et anesthésie l’immense majorité de la population ….

Ainsi , actuellement , le gros souci de la famille qui me loge , est de savoir dans quel collège l’aînée de la famille va faire son entrée le mois prochain… La capacité des collèges gouvernementaux sont loin de couvrir le nombre d’étudiants …de ce fait , les familles , ayant les moyens , inscrivent leurs enfants dans des collèges privés tout en ayant dû auparavant activer les bons leviers au niveau des autorités et des fonctionnaires publics pour obtenir une place dans un collège proche de chez eux et dont les droits d’entrées ne sont pas exorbitants … Et ceux qui n’ont ni les moyens ,ni une place dans un collège public , ni de relations restent sur le bord de la route …

Pour en revenir au livre , le personnage principal , Balram aurait dû devenir un de ces exclus , mais ce qui va le différencier des autres , c’est son esprit malin et vif d’ou son surnom de Tigre Blanc et son absence de scrupules …

Pour dénoncer cette extrême violence de la société indienne et sa corruption institutionnalisée , Aravind Adiga utilise l’ironie et l’humour noir … il fait egalement de son roman une histoire politique puisque tout au long de l’histoire , son personnage s’adresse au 1er ministre chinois en visite à Bangalore.

Que vaut-il mieux pour tirer un pays de la corruption et la pauvreté ? Une parodie de démocratie ou une dictature bien huilée ?

4ème de couverture : Sous la forme d’une lettre à Wen Jiabao, Premier Ministre de la Chine en visite officielle en Inde à Bangalore, un homme recherché par la police déroule son histoire à la première personne du singulier.
Le tigre blanc c’est lui, Balram Halwai, l’enfant le plus intelligent du village mais d’une extraction si misérable qu’il n’a pu terminer ses études secondaires.
Employé dans une de ces innombrables petites échoppes de thé qui essaiment le long des routes du pays, il doit son salut à l’un de ces nouveaux riches qui lui propose de devenir son chauffeur à Delhi.
Et tandis qu’il conduit son maître d’un centre commercial clinquant à un autre, d’un «call center» à un autre, Balram se rend compte des nouvelles immenses richesses et multiples opportunités qui l’entourent et lui rappellent qu’il ne pourra jamais faire partie de cette Inde prospère et rutilante du 21ème siècle, à moins de commettre un crime innommable.
Des villages sordides des berges du Gange au nouvel eldorado sudiste et «high tech» de Bangalore, Le tigre blanc nous raconte la vie et le destin d’un des laissés pour compte du miracle économique indien qui fascine tant l’occident, à travers un conte amoral, cynique, impénitent mais très charismatique, par l’un des représentants les plus talentueux de la jeune littérature indienne.
La confession brutale, choquante et palpitante d’un jeune assassin dans l’Inde du vingt-et-unième siècle; l’envers de la médaille d’une Inde qui brille économiquement.

L’auteurAravind Adiga est né en Inde en 1974. 
Elevé en partie en Australie, il a fait ses études à Columbia et à Oxford. Ex – correspondant du magazine Time, il a aussi écrit pour le Financial Times. Il vit à Bombay.