L’aparté vénitienne


Je ne regrette pas d’avoir attendu aussi longtemps pour voir Venise… l’âge de la maturité me l’a rendu plus belle, plus mystérieuse, plus sensuelle. 

Evidemment, j’aurais pu la découvrir à 2, en amoureux, mais j’ai préféré la visiter avec ma fille, le jeune âge a une sincérité et une honnêteté qui m’a permis surement de découvrir cette ville autrement et différemment.

Un premier jour sous un froid sec et ensoleillé, un second sous une couche de nuage et une légère bruine, un dernier sous un ciel bas et froid.
Ailleurs qu’à Venise, il est évident que j’aurais trouvé cette seule journée ensoleillée bien maigre sur trois jours, et pourtant j’ai accueilli chaque climat comme on admire un nouveau tableau aux multiples nuances.

Une première journée à parcourir le centre ville et les quartiers alentours au pas de cours,
Une seconde journée à savourer et découvrir le vrai visage de Venise à Dosorduro ou Castello,
Une troisième journée à voguer vers les iles alentours …

Que d’images, si différentes dans la tête,
La grandeur du Ca’doro et ses fenêtres finement ciselées,
Les petites maisons de toutes les couleurs de Burano ,
Le marché vivant du Rialto ,
Et le summum du romantisme , même sans amoureux , la piazza San Marco, sous un ciel sombre et brumeux , assises au Café Florian , à la terrasse , sous les notes enflammés d’une pianiste.