Lasco Project au Palais de Tokyo

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L’orthographe est différente, mais la sonorité est la même.
S’il est possible d’admirer des peintures rupestres dans les grottes de Lascaux, au Palais de Tokyo, dans le cadre du Lasco Project, ce sont des oeuvres d’artistes et de graffeurs aux talents multiples qui s’affichent sur les murs des sous-sols du lieu.

C’est fin 2012 qu’a eu lieu la 1ere session.
Pilotée par les artistes Lek, Dem189 et Sowat, ils avaient invité, pour l’occasion, un certain nombre d’autres pointures du street art et du graffiti, avec pour principal objectif d’investir les entrailles du Palais de Tokyo en respectant un code couleur défini : noir, blanc et rouge.
Chacun avait apporté son tracé, sa gestuelle, son histoire, l’imprimant sur les longs couloirs de cet espace souterrain, en osmose ou  en opposition avec les autres intervenants.

Lorsqu’on visite les lieux, une fois passé la lourde porte qui permet d’accéder aux sous sols, la sensation de descendre dans les antres d’une zone interdite, une sorte de bunker colonisée par les graffeurs, est immédiate.
Si assez rapidement on repère les murs de certains artistes au style caractéristique et reconnaissable, de nombreux détails, un pochoir de Goldorak au doigt dressé, un portrait onirique de Seth, les blazes de Lek et Sowat côte à côte, retiennent également l’attention.

Depuis 2012, 5 autres sessions ont eu lieu avec entre autres les interventions de Craig Costello, Boris Tellegen, Cléon Peterson , Vhils ou Futura 2000.

La session #6 a notamment accueilli la première collaboration de JR avec Os Gemeos.
Ensemble, ils ont travaillé sur l’histoire du Palais de Tokyo durant la Seconde Guerre Mondiale, période durant laquelle les sous-sols du bâtiment ont été réquisitionnés pour stocker des milliers de pianos volés par les nazis.
A partir d’images d’archives, ils ont réalisé des collages et des graffitis représentant des pianos et des personnages de l’époque, présentant ainsi un véritable travail de mémoire.
Quelques mètres plus loin, ce sont trois coupoles aux motifs sombres et étranges qu’Olivier Kosta-Théphaine a investi et transformé par brûlure au briquet.
Pour cela, l’artiste s’est inspiré des halls de bâtiments HLM dans lesquels les jeunes font parfois des inscriptions au feu sur les plafonds.
Une composition étonnante puisqu’elle remixe les fresques classiques italiennes avec un acte de vandalisme quotidien que l’on trouve dans certaines cités.

Quant à Philippe Baudelocque, c’est sur un escalier de service monumental et au fond noir qu’il a jeté son dévolu, représentant sa propre version du big bang à travers des oeuvres tracées à la craie.
Son projet est évolutif, et s’il est déjà possible d’admirer à chaque niveau des représentations de galaxies lointaines ou d’animaux, les échelles et son matériel encore en place sont là pour témoigner d’un travail encore en cours et de longue haleine.

Le tout est à découvrir les mercredis, samedi et dimanches à 12H, et tous les jours à 12H et 22H ( pas de visite le Mardi ), sur présentation du billet d’entrée au Palais de Tokyo.
A noter qu’en dehors des visites, il est également possible de voir les restes de l’exposition de Dran dans l’escalier qui méne au niveau 2.

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