Sismik Azot x Transfert

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Un portrait, et des mots qui l’accompagnent, c’est la signature du duo Sismik Azot, que l’on retrouve dans une des pièces qu’ils ont investi dans le cadre de l’exposition Transfert. 
Ce sont les lieux et les rencontres qui nourrissent le travail de ces 2 artistes entre art abstrait et figuratif et dans cet ancien hôtel de police, qui fut initialement un Institut pour sourdes et muettes, ils ont banni la couleur et livrent le témoignage d’une jeune fille que l’on imagine sombre.

Le portrait a été peint par Sismik à partir d’une photo qu’il est possible de découvrir sur son compte Instagram, il est d’un réalisme bluffant.
Les écrits sont l’œuvre d’Azot et créent le lien avec les objets.
Ils sont frénétiques comme ceux d’une jeune fille enfermée contre son gré et en manque de liberté.
Il suffit de lire les phrases, de regarder les photos pour deviner son histoire.
L’ensemble est d’une poésie touchante et triste, à l’opposé du mur coloré que j’avais découvert le long d’une école parisienne dans le 10éme arrondissement durant l’été 2013.

Bien avant Transfert, les 2 artistes ont sillonné la France, du printemps de Bourges au cours duquel ils ont réalisé une fresque de Stromae à une collaboration avec Fauve qu’ils suivront sur une tournée en semant diverses réalisation au fil de jours, impossible de passer à côté des 2 toulousains lorsqu’on s’intéresse à minima au Street Art.

« Sismik vit et travaille à Toulouse. C’est un artiste polyvalent. Il perfectionne son art en s’appuyant sur diverses techniques, tels que la photographie et l’infographie. Son style artistique varie s’il travaille seul ou en complémentarité avec Azot. Passioné par le style des écrits et le dessin, ses oeuvres varient entre figuratif sous forme de pointillisme moderne ou d’écrits spontanés, ou encore de l’hyper-réalisme pour contraster avec les style d’Azot sur certaines peintures. Ses compétences en photographie et en infographie lui permettent une gestion complete de ses oeuvres.

Azot, lui, vit dans le Cher, à Sancerre prés de Bourges, mais c’est à Toulouse qu’il a perfectionné son style et fait ses premières armes. C’est un artiste prolifique. Sa démarche est spontanée. Sa peinture est colorée et vivante. Il élabore au fil de ses rencontres un langage pictural libre qui s’écarte des codes traditionnels du graffiti.

Ils se nourrissent de leurs voyages et de leurs recontres, la valeur de partage est pour eux la réelle essence de leur choix de vie.”

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A découvrir dans le cadre de l’exposition Transfert à l’ancien Hôtel de Police Casteja (rue l’Abbé de l’Epée – Bordeaux) jusqu’au 26 Septembre.
Ouvert du mercredi au dimanche de 13h à 19h avec des afterworks chaque jeudis et vendredis de 17h30 à 21h00.