Les passages parisiens ( 2 )

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Au lieu des allées et villas du 19eme et des anciennes cours d’artisans du 11eme arrondissement, j’aurais pu aussi commencer la promenade au fil des passages parisiens par des allées plus prestigieuses, plus brillantes, celles ou les collectionneurs de livres ou de cartes postales se sont implantés, où sont proposés des haltes gastronomiques et où de belles mosaïques ornent les sols.

Il y a les passages parisiens du 2eme et 9eme arrondissement dont les vitrines soignées ont toujours attiré beaucoup de monde.
Juste à côté de la bibliothèque nationale, la galerie Vivienne, célèbre pour ses mosaïques au sol et sa splendide verrière est un des passages les plus élégants de la capitale.
J’en retiens surtout un ancien et très bel escalier tout au bout de la galerie qui mène à la demeure de Vidocq, ancien bagnard qui devint chef de la police et qui tient toujours une place importante dans notre imaginaire avec l’adaptation de plusieurs séries et films le concernant.

Toujours dans le 2éme arrondissement, le passage Choiseul relie la rue des Petits-Champs à la rue Saint-Augustin.
Il s’agit du plus long passage couvert parisien avec ses 190 mètres de long et l’un de ses plus fameux locataire est Louis Ferdinand Céline qui y vécut entre 1899 et 1907.

Plus au nord, les passages Verdeau et Jouffroy sont peuplés d’authentiques bouquinistes, galeries d’arts et collectionneurs de livres anciens et cartes postales, sans oublier le célèbre musée Grévin dont la sortir donne sur le second.
Quand au passage des Panoramas, en tendant l’oreille, ce sont les pas de Nana de Emile Zola que l’on peut entendre.

Et il y a ceux du 10eme arrondissement, plus cosmopolite et qui ont ma préférence.
Pas toujours couverts, plus récents, s’ils attiraient aussi la bourgeoisie il y a quelques décennies, ils sont devenus plus populaires aujourd’hui.

De Beaubourg à Bonne Nouvelle, un peu plus ouvrier avec le Sentier, un peu plus canaille avec la rue Saint Denis, ils s’éparpillent d’un côté à l’autre du boulevard Sébastopol et trace les contours de la ville des vrais parisiens d’antan et non de celle que l’on présente aux touristes sur papier glacé.

J’ai une large préférence pour le passage du Caire, pas forcément le plus beau mais une fois dedans, on a presque l’impression de se retrouver dans une des allées les plus sombres du souk du Khan al-Khalili .. et là, c’est un autre voyage qui commence. 

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