The Usual Suspects de Bryan Singer

the usual suspects redi

Le thriller est mon genre préféré, que ce soit dans le domaine du 7eme art ou celui de la littérature.
Difficile du coup de faire un choix pour la nouvelle séance de ciné-club de l’amie Potzina tellement le choix me semblait large.
J’ai attendu la dernière ligne droite, ai hésité longuement entre L.A. Confidential, essence même du film policier et Usual Suspects que j’avais envie de revoir, ai opté pour ce dernier, loué et  vu ce bel exemple du genre et écrit mon billet dans la foulée.

Pourquoi celui-ci plus particulièrement ?
En fait, la 1ere fois que je l’ai vu, je l’ai trouvé plutôt bon, jusqu’au dénouement final : là, dans l’ultime scène, j’ai pris une énorme claque, tellement énorme que je n’ai pas pu m’empêcher de le repasser dans la foulée pour voir si je n’étais pas passée à côté d’un indice qui m’aurait orienté vers ce final d’anthologie.
Et depuis,  je le regarde régulièrement avec le même plaisir, découvrant à chaque visionnage un nouveau détail qui m’avait échappé.

Tout d’abord, commençons par le casting qui est sacrement réussi.
Entre la révélation Kevin Spacey qui a déroulé sur ce film tout le reste de sa carriére, les très charismatiques  Gabriel Byrne et  Benicio Del Toro qu’on ne voit pas assez souvent, et Stephen Baldwin qui tire avec adresse son épingle du jeu face à de tels co-équipiers, il n’y a pas à se plaindre.

Tous ces messieurs, quasiment inconnus à l’époque, comme Bryan Singer le metteur en scène qui maitrise totalement son sujet, sont  excellents et forment  l’équipe parfaite pour magnifier le scénario.

The Usual Suspects est l’histoire d’un mythe, celui de Keiser Söze qui va nous tenir en haleine tout le long du film.
On y croit.
Keiser Söze est parfaitement typique dans sa manière d’être fascinant.
Il n’a, comme l’ensemble du film, rien de réellement original bien qu’il prétend l’être et pourtant il est le diable, il sait tout, il est imbattable.
Il fascine surtout par le mythe qu’il a réussi à créer autour de lui.
On ne croit pas vraiment à son existence mais on en a peur quand même.

A partir de là, le moindre détail se révèle important.
Rien n’est innocent, ni laissé au hasard.
La construction du film est impeccable et entièrement tendue vers un but unique et machiavélique : 2 énigmes entremêlées sur lequel le spectateur se concentre, d’un côté que s’est-il vraiment passé sur le bateau ? et de l’autre qui est Keiser Söze.

Beaucoup trouvent que le film ne vaut le coup que pour sa scène finale alors que pour ma part j’ai autant aimé le twist final que les autres scènes montées comme un puzzle en alternant flashbacks et interrogatoire.
Au fur et à mesure que le récit avance, on reconstitue ce puzzle sans se perdre, ce qui au final nous scotche à l’écran.
Débutant dans le flou le plus total, on y découvre des personnages tous différents qui sont embarqués dans une histoire bien sordide.
En réalité, on ne se rend pas compte que nous sommes en train de voir les pièces du puzzle émerger par-ci et par-là au détour de sous-intrigues bien ficelées et s’assembler … et pourtant jusqu’à la fin, on est dans le flou sans le savoir.

A voir et revoir sans modération !

Synopsis
Pitch : Roger « Verbal » Kint, malfrat handicapé, semble être le seul survivant d’un massacre. Interrogé par la police, il raconte son étrange périple.
Durée : 1h46
Metteur en scéne : Bryan Singer
Acteur : Kevin Spacey, Gabriel Byrne , Benicio del Toro .. etc