E=MC215 au musée des Arts et Métiers

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C215 a probablement été le 1er artiste que j’ai découvert lorsque j’ai commencé à m’intéresser au Street Art il y a quelques années de cela.
Je crois même que c’est après avoir découvert un de ses chats sur une porte de l’East End londonien que j’ai commencé à rechercher à qui appartenait ce logo en 3D.
Depuis, il  a déposé ses pochoirs sur quantités de murs dans le monde.
Pour ma part, outre Paris et Vitry, j’ai pu admirer ses portraits à Venise, Londres, Rome ou Lisbonne .

J’avais peur d’éprouver moins de plaisir à découvrir ses œuvres dans un musée car dans mon esprit le Street Art est dédié à la rue et doit le rester.
Au final, ce fut une autre manière d’appréhender les pochoirs de cet artiste sous le prisme des sciences physiques, quantiques ou electroniques.

La rencontre entre le CEA de Saclay, centre de recherches diverses et variées allant de l’énergie nucléaire à la biologie en passant par le cerveau humain, et C215, aka Christian Guemy, se déroule en 2013.
Au cours d’une visite des lieux, l’artiste commencera par repérer un certain nombre d’objets scientifiques qui ne servent plus.
Au final, il en retiendra une quarantaine sur lesquels il essaiera de représenter le portrait d’un scientifique ou d’une personnalité en lien avec l’objet : Marie Curie apparait sur un tableau des éléments chimiques, R2D2 le robot préféré des amoureux de Star Wars sur un circuit électronique et le chat fétiche de C215, que j’aime tant retrouver sur un coin de porte où juste au-dessus d’un boite aux lettre, devient le chat de Schrödinger sur la surface d’un détecteur de particules.

En parallèle, grâce à ses pochoirs, l’artiste redonnera vie aux bâtiments de Saclay sous les yeux enchantés des salariés.
Des visites guidées seront organisées pour présenter le résultat de ce travail collaboratif au délà du CEA et depuis Janvier 2015 une sélection d’objets est exposée au Musée des Arts et Métiers.

En offrant une seconde vie à ces objets qui servent de supports, C215 met en valeur un patrimoine commun à tous et engage un dialogue entre l’art et la science.
Un clin d’œil à notre imaginaire, un hommage, un peu de poésie dans un domaine où d’habitude la discipline et la rigueur sont de mises.
Les œuvres exposées parlent autant aux enfants qu’aux adultes où aux adulescents dont je fais partie.
J’ai eu ainsi un gros coup de cœur pour Ziggy Zardust réalisé sur un miroir de télescope et dont le  regard et la présence restent aussi fascinants que dans mes souvenirs de fan où pour Jacques Yves Cousteau, réalisé sur le couvercle d’un coffre marin , et qui a alimenté mes rêves de gamines avec des images de poissons et de grands fonds.

A découvrir jusqu’au 15 Avril au Musée du Conservatoire des Arts et Métiers et ensuite au fil d’expositions itinérantes sur les routes de France.

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