Walking on a Dream by Seth

Walking on a dream Seth

Vendredi soir avait lieu le vernissage de l’exposition Walking on a Dream de Seth à la galerie Itinerrance.

17 toiles et 2 fresques, réalisées in situ, étaient présentées dans des  formats quasiment aussi  grands que ceux dont on a l’habitude dans les rues de Paris….l‘émerveillement  reste identique.

Comme à son habitude, Seth propose des peintures combinant poésie et culture urbaine avec un certain nombre de référence à la rue, tags, vêtements, une manière probablement de rappeler ses origines de graffeur.

Réalisées à l’acrylique et la bombe aérosol, cette derniere donnant une certaine dynamique aux toiles,  la douceur des traits est toujours présente, comme pour insister sur la fragilité de l’enfance face à notre société.

Ses personnages se rencontrent, se mêlent, s’entremêlent, s’étreignent en évitant toujours de regarder le public.
Chaque tableau raconte une histoire spéciale : au choix,  les romantiques s’identifieront aux amoureux seuls au monde, les urbains aux gamins aux ‘uniformes aseptisés’ que seule la couleur différencie, et les réveurs affronteront le gris du quotidien en sniffant des cocktails euphorisants aux couleurs de l’arc en ciel.
L’image de l’enfant, symbole de pureté et d’innocence, évoluant dans des lieu complétement chaotiques est notamment évoquée avec une des fresques réalisée in situ sur 2 murs de briques cassées qui s’ouvrent sur un tableau aux couleurs lumineuses.

Seth continue donc , même en galerie, à présenter son monde imaginaire où l’illusion prend place dans la réalité, à chacun de l’interpréter comme il le souhaite.

Pour ma part, c’est le mur où un enfant hisse sa tête dans le ciel bleu qui me parle le plus.
Elle ressemble à une fresque peinte à Rome et qu’il nomme ‘El bambino redemptor’.
Mon interprétation est tout d’autre puisque cette représentation fait écho au sentiment que je ressens quand je plonge en mer.
Seule dans le monde du silence avec comme seuls compagnons les poissons, j’ai toujours l’impression de sentir mon corps basculer, mon esprit se déconnecter et subitement transplaner dans un monde parallèle et c’est à ce moment là qu’un bien être énorme s’empare de moi.

Cette exposition est à découvrir jusqu’au 25 Avril à la galerie Itinerrance ( 7 bis rue René Goscinny , Paris 13eme ).

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En aparté de l’exposition, je suis retournée voir certains des murs  réalisés par Seth lors de la manifestation des Lézards de Bievre en 2013 et découverts au cours de précédent séjours.
Depuis, ses personnages ont désormais trouvé de la compagnie en la personne du petit gouzou de Jace où des pochoirs d’enfants bien percutants de Ekzastreet.
Quant au passe muraille de la rue Barrault, il a subi un ravalement plutôt radical qui illumine totalement la rue.

Pour finir, une photo  de sa derniere fresque au M.U.R Oberkampf réalisée le 07 Mars et qui n’est déjà plus visible aujourd’hui.

Buttes aux Cailles Seth (2)

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Buttes aux Cailles Seth (1)

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Né en 1972 dans la banlieue parisienne, Seth, de son vrai nom Julien Malland, se révèle en tant qu’artiste urbain dans les années 90.
Formé à l’Ecole Nationale des Arts Déco à Paris, Julien Malland a commencé à peindre sur les murs de Paris avant d’entreprendre un tour du monde, en passant entre autres par le Brésil, le Chili, l’Argentine, l’Indonésie ou dernierement Shanghai, un itinéraire qui me laisse réveuse …
Dans chacune de ces villes, il peint et rencontre des artistes : une expérience qu’il décrit dans son livre Globe Painter, illustré et commenté façon ‘Carnet de voyage.
Dans la lignée, Canal Plus lui proposera de faire partie de l’équipe d’explorateurs ‘new age’ des documentaires ‘les Nouveaux explorateurs’ où il sera chargé de faire découvrir un pays à travers son art urbain.

Si vous souhaitez en découvrir un peu plus sur Seth et cette exposition, je conseille :