We are the world

03052002-Enfants sur la plage Puri

Durant l’hiver, j’ai toujours énormément de mal à me convaincre que la vie n’est qu’une belle voie lactée où de  sympathiques personnes se promènent en quête d’un joli moment à partager en toute amitié.
Non, durant ces mois, je souffre, plus ou moins selon les années, je prends sur moi et continue à afficher ma bonne humeur habituelle, même si au fin fond de mon esprit, je n’aspire qu’à une seule chose, c’est que ces jours sombres s’évanouissent  pour me téléporter direct aux beaux jours.

2015 ne déroge pas à la règle, bien au contraire, c’est armée d’un bazooka que je dois chaque jour me rendre au boulot pour affronter un champ de guerre qui est en train de venir à bout de ma patience et ma capacité à toujours prendre la vie du bon côté.
Heureusement, qu’il me reste encore quelques petites pilules de bonheur que j’éparpille par ci par là   à chaque fois que je rentre de voyages pour pouvoir les sortir aux pires moments de l’année.
Il m’arrive même de les cacher soigneusement au plus profond de mon souk pour retomber par hasard dessus avec des yeux aussi ronds que ceux des enfants face à une barbapapa…

Durant ces mois, je suis comme Scarlett Johansson dans Lost in Translation, larguée dans mon appartement en plein cœur de Bordeaux, un peu décalée, loin de chez moi.
Mais chez moi, c’est où d’ailleurs car dans ces moments-là, j’ai le sentiment que c’est un peu partout mais pas à Bordeaux.

C’est en Inde du Sud, à Chennaï, avec les enfants dont j’ai partagé la vie pendant plusieurs semaines,
C’est en Indonésie, à Balangan, où la douceur de vivre se conjugue au quotidien,
C’est au Népal, à Kathmandou ou Bahktapur où la gentillesse et l’accueil des népalais n’a d’égal que la grandeur de leurs dieux hindous ou bouddhistes.
C’est donc définitivement en Asie ou toutes les personnes rencontrées accueillent le voyageur heureux avec bonne humeur et un sourire hors norme qui réchauffe le cœur.

Chez moi, c’est aussi de l’autre côté de la planète, au Pérou ou en Bolivie, où même si les paysages lunaires, du Salar d’Uyuni au Macchu Pichu,  s’inscrivent dans nos pupilles émerveillées, ce sont encore une fois les scènes de la vie quotidienne qui font avant tout la beauté du voyage.
Des cholas de la Paz installées au milieu d’une rue en train de feuilleter un journal ou de vendre fruits et légumes aux danseuses folkloriques de Sucre, la découverte de ce continent à travers ses habitants est différente mais tout aussi fascinante que l’Asie.
Jusqu’au fin fond du sud Lipez où, même dans un village totalement abandonné, on croise un petit couple de retraités gardant leurs petits enfants pendant que les parents sont partis gagner leurs vies dans la grande ville, seuls au milieu de nulle part … le contact se noue en quelques phrases , quelques regards, on explique que l’on recherche un endroit pour dormir, nous finirons par installer notre campement dans la mairie désaffectée qu’ils auront la bonté de nous ouvrir….

fdf9d-the2bquote‘En voyage, le premier jour on se demande pourquoi on est parti. Les autres jours on se demande comment rentrer.’
Sylvain Tesson

‘Lorsqu’on emploie trop de temps à voyager, on devient étranger en son pays.’
Discours de la méthode de René Descartes

22082014-Bali Ubud Isa TS (12)
Ubud

 

19052013-IMG_0369
Chennaï

 

14052003-VieilHomme
Sulawesi

 

11082014-Bali Lombok Gili Trawangan T Isa TS (26)
Lombok

 

06052002-Marchands de fleurs 2 Kolkata
Calcutta

 

Marché de la Paz
La Paz
CIMG2990
Cuzco