De la Joya Biu Biu à Balangan Beach


De la Joya Biu Biu à Balangan Beach

Il y a des vues dont on ne se lasse jamais et qu’on aimerait incruster dans nos pupilles pour toujours.
L’immensité de l’océan me fait toujours cet effet-là, quel qu’il soit, de mon cher océan atlantique qui a bercé quantité d’été, jusqu’à l’océan indien que je retrouve régulièrement au cours de mes périples, la sensation est la même.

C’est probablement pour cela que j’ai autant apprécié La Joya Biu Biu lors de mon séjour à Bali.
Situé quasiment à flanc de falaise, vue plongeante sur l’océan, petite plage directement accessible juste en dessous, l’atmosphère,  qui y règne,  traduit parfaitement la légendaire quiétude et maitrise des indonésiens, tout se passe en douceur, dans le calme, l’harmonie et la convivialité.

Cet hôtel est parfait pour atterrir après 24h de voyage ou pour prendre une dernière fois la mesure de la dolce vita indonésienne.
Du petit déjeuner que l’on prend en présence de Tic et Tac, les 2 chats de la maison jusqu’à la fin de journée qui se termine immanquablement par un coucher de soleil, chaque soir différent et offrant une nouvelle palette, de nouvelles couleurs, la nature sait ici comment combler ses amoureux.

Du petit déjeuner à la plage ou la piscine, il n’y a qu’un pas ou un doigt de pied, voire un plouf …
Et de la Joya Biu Biu à Balangan Beach, il n’y a qu’un petit chemin le long de la falaise.

Dix minutes à pied pour rejoindre cette  longue étendue de sable blanc ourlée de cocotiers et de cabanes-cafés où l’on peut siroter tranquille un lassi à la banane, et l’air de rien, derrière ses lunettes de soleil observer ces 1 /2 dieux et déesses des vagues ( les dieux sont à Nazaré au Portugal face aux mastodontes de 30 métres.. ) , qui se baladent nonchalamment la planche sous le bras , l’air de rien.

Mais la nonchalance, ça se mérite …  à coups de déferlantes de quelques mètres (je n’emprunterais pas ici le langage surfistique que je maitrise assez mal..) que ces artistes ciselent avec adresse et audace et qui laissent bien peu de place au baigneur lambda mais peu importe car il est finalement impossible de parcourir Bali, et plus spécifiquement la péninsule de Bukit, sans s’extasier à un moment ou un autre sur l’attraction touristique principale ici, je nomme le surf.

Face à un tel spectacle , il a fallu refréner les ardeurs de ma 1/2  portion de surfeuse, 1m30 de courage certes , sachant commenter comme une pro le style de chaque surfeur, old style , pas assez fléchi … mais toute petite face aux vagues.

… pour conclure, ces quelques lignes me font réaliser combien Bali, et surtout sa philosophie de vie, me manquent.

Là aussi, comme pour l’Inde, j’ai mis 2 mois à digérer mon retour , j’ai posé mon appareil photo, ait oublié les prémices des différents billets et notamment celui-ci que j’avais initié mi-septembre.
Il y a un tel fossé entre le quotidien en France et la vie balinaise que l’impression d’avoir évolué dans un univers parralléle est réelle, univers que j’espère bien retrouver très rapidement. 

De la Joya Biu Biu à Balangan Beach
De la Joya Biu Biu à Balangan Beach
 
De la Joya Biu Biu à Balangan Beach
De la Joya Biu Biu à Balangan Beach
De la Joya Biu Biu à Balangan Beach
De la Joya Biu Biu à Balangan Beach