Le Cercle de Bernard Minier

C’est au rythme des apéros sous la véranda de nos bungalows indonésiens ou des quelques siestes dans un hamac, que j’ai dévoré Le Cercle de Bernard Minier qu’une amie a eu la bonne idée de m’offrir.
Ce roman est le second de Bernard Minier après Glacé qui se passait dans les Pyrénées


Cette fois ci, l’histoire se déroule à Marsac, petite ville du Sud-Ouest, censé héberger un des lycées les plus prestigieux de France.

Malgré l’avertissement de l’auteur sur le fait que ladite commune n’existe pas, la bordelaise que je suis n’a pas pu s’empêcher d’essayer de détecter tout au long de la lecture à quelle ville Bernard Minier avait bien pu penser en décrivant la vie des habitants de Marsac

De la même manière, j’ai creusé au plus de profond de ma mémoire pour essayer de me souvenir si en 2004 ou alentours, il y avait eu un accident de bus mortel.
Pour finir, sans internet, impossible de vérifier ces informations où s’il existait ou pas un lac Néouvielle précisément …. Je connais le sommet certes, le lac juste en dessous également pour y avoir bivouaqué, mais est-il nommé ou pas lac Néouvielle ?

Inutile de préciser que dès mon retour en France, j’ai été vérifier … maintenant je sais.

L’intrigue policière est particulièrement bien ficelée et ce n’est que dans les ultimes chapitres que je suis parvenue à démêler les différents fils de l’histoire.
L’auteur jongle entre les différents lieux, les différents personnages et les différentes intrigues de manières subtils et surtout le lecteur ne s’en rend pas compte.

En outre, le fait que l’intrigue s’inscrive dans notre quotidien à travers différents événements de cette période comme  l’épopée pitoyable des bleus en Afrique du Sud ou les stratégies politiques croisées entre droite et gauche avec notamment un petit clin d’œil, plutôt fin à l’affaire Strauss-Khan avant l’heure, donne l’impression que finalement cette sombre histoire de vengeance pourrait bien se dérouler à côté de chez nous. 

Elle s’ancre dans notre réalité et ça a un petit côté effrayant.

Ensuite, Martin Servaz, le commandant du SRPJ de Toulouse, responsable de l’enquête, m’a très nettement rappelé le Commandant Adamsberg de Fred Vargas.
Que ce soit dans leurs doutes et failles que dans leurs  excès d’humanité et de tendresse ou leurs certitudes, ces 2 personnages m’ont autant accroché à l’intrigue que l’écriture ou l’histoire.

Au final, j’ai fini ce roman en quelques heures, frustrée de ne pouvoir poursuivre sur Glacé que j’avais laissé à la maison…

Bernard Minier originaire des Pyrénées,  a fait des études à Tarbes et à Toulouse avant de séjourner un an en Espagne.
Avant de se lancer dans l’écriture, il fait carrière dans l’administration des douanes tout en participant à des concours de nouvelles avant de franchir le pas et d’envoyer un manuscrit de roman à des éditeurs.

Son 1er roman, Glacé a été publié en 2011.
Salué par la presse, il a très vite connu un large succès public et a été traduit où est en cours de traduction dans une dizaine de langues, dont l’anglais.
Il rencontre le même succès dans plusieurs pays européens.
Le Cercle, paru en octobre 2012, renoue avec le même personnage de policier profondément humain et lettré.


Quatrième de couverture : Pourquoi la mort s’acharne-t-elle sur Marsac, petite ville universitaire du Sud-Ouest ?
Une prof assassinée, un éleveur dévoré par ses propres chiens … et un mail énigmatique, peut être signé par le plus retors des serials killers. 
Confronté dans son enquête à un univers terrifiant de perversité, le commandant Servaz va faire l’apprentissage de la peur, pour lui- même comme pour les siens. 

Publié par

Isa

Blog LifeStyle & Photographie ...Street Art, voyage,culture et Bordeaux en toile de fond.

8 réponses sur « Le Cercle de Bernard Minier »

  1. J'ai découvert Bernard Minier avec « glacé » son premier polar (là aussi un super cadeau) Noël dernier. J'ai attaqué le livre pour n'en sortir que celui-ci terminé. Rarement une lecture m'avait happé ainsi.
    Le Cercle je l'ai lu dans la foulée, un roman encore plus aboutit. Mars account, ça sonne mon coin en plus.
    Depuis j'ai lu quasiment à sa sortie « n’eteinds pas la lumière », toujours le même rythme une intrigue bien ficelée, bref j'adore.
    J'espère rencontrer cet auteur au salon du polar à Toulouse en octobre.

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