Jane Eyre de Cary Fukunaga

Jane Eyre Cary Fukunaga


Jane Eyre  Cary Fukunaga
Si côté Littérature, je suis en train de terminer mon cycle Caryl Ferey avec Mapuche, côté 7éme art, j’avais laissé de côté mon cycle Michael Fassbender depuis quelques semaines.
Je l’ai repris hier soir avec Jane Eyre de Cary Fukunaga, metteur en scéne de True Detective ( vous voyez un peu comment ça fonctionne dans ma petite tête ;)) .

J’avoue que j’ai mis du temps à me convaincre de voir ce film, les films et séries d’époque et les costumes ne m’attirent pas beaucoup, voire parfois me rebutent où alors il faut une forte dose d’exotisme comme dans Game of Thrones.

Je n’ai jamais lu le livre n’appréciant pas particulièrement les écrits de Charlotte Brontë.
Je n’ai pas vu non plus les précédentes adaptations.
J’ai donc totalement découvert l’histoire à travers cette nouvelle adaptation  d’un grand classique de la littérature romantique.
Le film est lent et calme comme la campagne anglaise un jour de grand gel … certains aimeront, d’autre pas.
Il est également sombre, presque gothique et l’on garde tout le long une sensation de drame romanesque et inquiétant, d’un lyrisme presque sinistre.




Cary Fukunaga après Sin Nombre, et avant True Detective, affiche encore une fois un style affirmé.
Le film commence par la fin du roman, lorsque Jane trouve refuge chez Saint John et ses soeurs, et le début du roman est relaté sous forme de flashbacks.
Ce mode de narration ajoute un peu de modernité à l’histoire.

Le film est beau, très beau grâce à de décors naturels d’un charme envoûtant surtout Thornfield, la propriété du mystérieux Edward Rochester

Le personnage de Jane Eyre est interprété à merveille par Mia Wasikowska.
Elle est lumineuse et apporte une belle et vraie présence.
Quant à Michael Fassbender, il est excellent, comme dans la plupart de ses films.
Il arrive à me surprendre à chacun de ses rôles, tant il arrive à passer d’un extrême à un autre.
En l’occurrence, dans Jane Eyre, son personnage d’Edward Rochester, a besoin d’espoir, d’un nouveau souffle dans sa vie, d’une personne qui le ramènera à la beauté de la vie, à l’amour véritable et il l’incarne avec beaucoup de justesse.

Au final, si vous aimez les films en costumes, les histoires d’amour impossible, n’hésitez pas à vous faire plaisir.
Mais visiblement, à ce que j’ai lu, si vous êtes passionnés par le roman,  attendez-vous à être tout de même quelque peu déçu…
Pour ma part, il manque quelque chose, une certaine alchimie, un petit déclic.
J’ai aimé mais je sais que dans quelques jours, ce film me sera sorti de la tête.

Jane Eyre  Cary Fukunaga

Jane Eyre  Cary Fukunaga
Pitch : Angleterre, XIXème siècle. Jane Eyre est engagée comme préceptrice de la petite Adèle chez le riche Edward Rochester. Cet homme ombrageux ne tarde pas à être sensible aux charmes de la jeune orpheline. C’est le début d’une folle passion…