Tel père, Tel fils de de Hirokazu Kore-eda




Comme le titre l’indique, Tel père Tel fils traite des relations familiales et surtout des relations père-fils.
Ryota, le père, est un ambitieux, un brillant architecte.
Il travaille les soirs, les week-ends, il est confiant, sûr de lui.
Une chose pourtant le préoccupe : Keita, son fils unique âgé de 6 ans, est un enfant calme et doux qui ne présente pas les caractéristiques d’un premier de la classe.
Pour augmenter ses chances de future réussite, il l’inscrit dans une école primaire privée, ce qui permet aux spectateurs de pénétrer dans l’intimité d’une école pour enfants de la upper class japonaise.

Rapidement, les parents apprennent que leur fils a été échangé à la naissance, suite à une erreur de  la maternité, avec un garçon d’une autre famille, qui se révèlera d’un milieu social nettement moins élevé que le leur.
Pour le père, « Tout s’explique donc » : son futur winner de fils, c’est l’autre…

A partir de ce point de départ un peu caricatural, Hirokazu Kore-Eda construit une histoire très subtile et nous montre les relations et les échanges qui se tissent entre ces deux familles que tout oppose.

Le tour de force du film c’est sa capacité à toujours évoluer entre sensibilité sans sombrer dans la sensiblerie exacerbée et la bonne humeur communicative.
L’affrontement entre les deux pères et mères pour trouver la solution la mieux adapté n’a pas de conclusion mais l’amour finalement vaincra les préjugés, les non-dits et les amertumes rentrées.
Malgré quelques petites longueurs, 10mn en moins seraient une bonne chose, Tel père tel fils reste un film d’une justesse qui ne peut que toucher et nous laisser sur un certain nombre d’interrogations.


Pitch : Ryoata, un architecte obsédé par la réussite professionnelle, forme avec sa jeune épouse et leur fils de 6 ans une famille idéale.
Tous ses repères volent en éclats quand la maternité de l’hôpital où est né leur enfant leur apprend que deux nourrissons ont été échangés à la naissance : le garçon qu’il a élevé n’est pas le sien et leur fils biologique a grandi dans un milieu plus modeste…