Chers Voisins de John Lancaster

Chers Voisins John Lancaster


Chers Voisins John Lancaster
John Lanchester a situé son roman dans une rue comme il en existe beaucoup à Londres : Pepys Road.
Elle fut habitée au début du siècle par la classe ouvrière, puis par la classe moyenne.
Avec ses maisons vilaines mais spacieuses, elle abrite à présent la upper class londonienne, entendez ceux qui ont les moyens de s’offrir de telles demeures dans l’une des villes les plus chères d’Europe.

Chers voisins est un véritable tour de force impossible à lâcher du début à la fin.
John Lanchester entraîne le lecteur dans une radiographie du Londresd’aujourd’hui.

On y croise un trader qui passe ses journées à calculer et recalculer son bonus de fin d’année, un jeune footballeur prometteur exilé de son Sénégal natal pour faire carrière, un artiste de street art mondialement connu mais que personne ne connait et qui ici ne se nomme pas Banksy.

Par sa taille, ce roman est plutôt imposant mais bien heureusement sa lecture entre dans la catégorie des purs divertissements.
L’auteur place son intrigue dans un Londres contemporain, donc multi-ethnique, autour de plusieurs thèmes, l’immigration,  la finance, l’art … bref, il décrit avec précision un monde qui change.

Forcément, c’est un peu survolté et il ne faut pas perdre le fil mais le rythme du récit ne le permet pas…

Au fil de la lecture, on s’attache aux personnages tandis que John Lanchester assemble une à une les pièces de son puzzle avec un savant dosage de suspense et de psychologie.
A dévorer sans modération.


4eme de couverture : Petunia est la doyenne de Peppys Road.
Elle s’est installée là alors qu’elle n’était qu’une jeune mariée, elle y a été heureuse, puis son mari est mort… et aujourd’hui elle contemple sa maison et s’interroge : doit-elle vraiment vendre ce lieu où elle a vécu tant de choses pour soigner une tumeur qui aura de toute façon raison d’elle ?
Pendant ce temps, Arabella et Roger Youth, bien loin de ce genre de soucis, pensent au bonus que la banque va accorder à Roger en fin d’année, et surtout à la façon dont ils vont bien pouvoir le dépenser…
Quant à Mohammed, sa femme et ses deux enfants, Pakistanais d’origine, ils vivent au-dessus de l’épicerie de la rue, dont ils sont les tenanciers.
La clientèle s’embourgeoise, la surveillance privée se développe ; parmi ceux qui officient à la protection civile, Quentina, sans-papier, qui ne se sent pas spécialement rassurée ou protégée par l’uniforme qu’elle porte…
Tout ce petit monde évolue sur ce minuscule territoire sans vraiment se croiser ; jusqu’au jour où chacun va trouver dans sa boîte aux lettres le même énigmatique et désagréable message : « Nous voulons ce que vous avez. »
Qu’ont-ils tous qui suscite une telle envie ?…