Les garcons et Guillaume, à table de Guillaume Gallienne

Les garcons et Guillaume,à table Guillaume Gallienne

Les garcons et Guillaume, à table de Guillaume Gallienne
Dans ce film, le postulat de base est simple: le metteur en scéne nous raconte sa vie.
Le ton est d’ailleurs donné dès la première séquence.
Il se montre sous son vrai jour, sans artifices, sans maquillage, comme un homme, et non comme un acteur.

Troisième enfant d’une famille de hauts-bourgeois, il incarne à son corps défendant la déception de sa mère qui rêvait d’une fille et  finit par s’assimiler comme tel, imitant à la perfection sa mère, passant ses journées dans les jupes de sa mère, se travestissant au grand dam de son père et de ses deux frères, sportifs et virils.
Guillaume se sent alors femme et trouve ainsi logique de rejouer Sissi dans sa chambre et de tomber amoureux d’un garçon.

L’acteur, ici réalisateur également,  nous laisse pénétrer dans son intimité, de l’enfance à l’âge adulte, il dépeint habilement et avec légèreté le mal être d’un individu qui ne se sent pas en accord avec les codes appliqués par sa famille.

Guillaume Gallienne prouve ici qu’on peut rire de tout mais surtout de soi-même.
Une autodérision poussée à l’extrême qui l’amène à se glisser dans la peau de sa propre mère.
Il jongle entre le Guillaume un peu paumé et la mère Gallienne hautaine , et cela avec une justesse étonnante.

A voir , absolument ! 

Les garcons et Guillaume, à table de Guillaume Gallienne

Les garcons et Guillaume, à table de Guillaume GallienneLes garcons et Guillaume, à table de Guillaume Gallienne


Pitch : Le premier souvenir que j’ai de ma mère c’est quand j’avais quatre ou cinq ans. 
Elle nous appelle, mes deux frères et moi, pour le dîner en disant : « Les garçons et Guillaume, à table ! » et la dernière fois que je lui ai parlé au téléphone, elle raccroche en me disant : « Je t’embrasse ma chérie » ; eh bien disons qu’entre ces deux phrases, il y a quelques malentendus.