Inside Llewyn Davis de Joël & Ethan Coen

Inside Llewyn Davis de Joël Ethan Coen

Inside Llewyn Davis de Joël & Ethan Coen

Dernier opus des frères Coen, cela faisait un moment que j’attendais la sortie d’Inside Llewyn Davis.
Après la déception de Cartel de Ridley Scott, il fallait que je termine la semaine sur une note positive et c’est chose faite.

Pourtant, en sortant de la salle, je n’aurais su dire pour quelle raison j’avais tant aimé ce film mais ces scènes me revenaient à la mémoire en boucle, signe en règle générale qu’il m’a touché d’une manière ou une autre.
Finalement, j’ai trouvé.
J’y reviendrais plus tard.

Llewyn Davis, joueur de folk music, n’a pas un sou en poche.
Il vagabonde dans les tréfonds de Greenwich Village son chat sous le bras, joue quelques morceaux dans les bars, se fait insulter par une ancienne petite amie pour l’avoir mis enceinte … un vraie figure de looser magnifique.

Llewyn Davis est un personnage, croisé dans beaucoup des œuvres des 2 frères : de O’Brothers à Big Lebowski , Arizona Junior ou Burn after reading , les exemples ne manquent pas.

Nous le suivons pendant 1H45 dans un parcours sans queue, ni tête mais on se laisse balader volontiers car il n’est pas le seul personnage atypique de ce film.
Ceux qui s’attendent à une histoire classique avec un début, un milieu et une fin en forme de conclusion, passez votre chemin.
Ce film n’est rien de tout cela, c’est une réflexion, des évènements qui ne chamboulent rien du tout, une frustration, la vie qui passe, faite de petites choses qui nous échappent.
Plusieurs fois Llewyn Davis aura la possibilité de prendre une autre voie, plus facile, plus confortable, différente, un chemin qui aurait changé sa vie.
Mais ce n’est pas le cas.
Et force est de constater que nous sommes beaucoup à en être arrivés là.

Les acteurs sont tous formidables : Oscar Isaac, surtout connu dans des seconds rôles, est étonnant, Carey Mulligan parfaite aussi comme d’habitude , et même Justin Timberlake. 
On retrouve l’habituel John Goodman en patron tortionnaire que je découvre au fil des films toujours plus excellent , F.Murray Abraham en manager cynique et blasé, et un chat.

Parlons-en de ce chat, véritable symbole d’insouciance et de liberté, ce à quoi Llewyn aspire finalement, avec l’agilité en moins.

En conclusion, la force du film est d’arriver à nous faire rire d’une situation qui devrait nous faire pleurer et en même temps les frères Coen réussissent à distiller,  sans que l’on s’en rende vraiment compte,  suffisamment de gravité et d’empathie pour le personnage principal pour que cette histoire revienne nous hanter bien au délà du clap final.
Inside Llewyn Davis de Joël & Ethan Coen

Inside Llewyn Davis de Joël & Ethan Coen

Inside Llewyn Davis de Joël & Ethan Coen
Pitch : Inside Llewyn Davis raconte une semaine de la vie d’un jeune chanteur de folk dans l’univers musical de Greenwich Village en 1961.
Llewyn Davis est à la croisée des chemins.
Alors qu’un hiver rigoureux sévit sur New York, le jeune homme, sa guitare à la main, lutte pour gagner sa vie comme musicien et affronte des obstacles qui semblent insurmontables, à commencer par ceux qu’il se crée lui-même.
Il ne survit que grâce à l’aide que lui apportent des amis ou des inconnus, en acceptant n’importe quel petit boulot.
Des cafés du Village à un club désert de Chicago, ses mésaventures le conduisent jusqu’à une audition pour le géant de la musique Bud Grossman, avant de retourner là d’où il vient.

… et un grand merci à filou pour son concours qui m’a permis de gagner 2 places pour aller voir ce film !