Au bonheur des Ogres de Daniel Pennac

Au bonheur des Ogres de Daniel Pennac

Au bonheur des Ogres de Daniel Pennac

A l’occasion de la sortie du film Au bonheur des Ogres de Nicolas Bary , j’avais envie de revenir sur le roman éponyme de Daniel Pennac. 

Au Bonheur des Ogres est le premier tome de l’extraordinaire saga Malausséne , un livre dans lequel les enfants comme les adultes peuvent trouver satisfaction. 
Je pense d’ailleurs que je vais même le recommander à ma fille, juste après le Harry Potter qu’elle est en train de terminer..

Un univers différent mais des personnages aussi disjonctés d’un côté que de l’autre et des monstres aussi effrayants.

L’histoire présente une galerie de personnages tous plus savoureux les uns que les autres, qui se promènent dans un décor très maitrisé qu’on arrive tout à fait à s’imaginer , avec en toile de fond une intrigue policière et familiale menée de main de maître faisant vivre au lecteur un grand huit émotionnel, entre tension et humour constant …  
La manière de narrer de l’auteur et sa capacité à orchestrer les intrigues font que l’histoire est toujours à la limite du rocambolesque sans pour autant que la crédibilité du roman en pâtisse, peut-être parce que la voix de Benjamin Malausséne sonne vraie quoi qu’il raconte. 
On s’attache aux personnages, on vibre avec eux , on partage leurs joies et leur désarroi…
Une vraie parenthèse en dehors du quotidien avec pourtant avec en toile de fond notre quotidien mais en plus lyrique, en plus loufoque, en plus poétique … 
Souriez, Daniel Pennac vous fait rêvez !

J’en attends autant du film qui sort le 16 Octobre. 

Au bonheur des Ogres de Daniel Pennac
Extrait :
Les horaires de la vie devraient prévoir un moment, un moment précis de la journée, où l’on pourrait s’apitoyer sur son sort. Un moment spécifique. Un moment qui ne soit occupé ni par le boulot, ni par la bouffe, ni par la digestion, un moment parfaitement libre, une plage déserte où l’on pourrait mesurer pénard l’étendue du désastre. Ces mesures dans l’œil, la journée serait meilleure, l’illusion bannie, le paysage clairement balisé. Mais à penser à notre malheur entre deux coups de fourchette, l’horizon bouché par l’imminente reprise du boulot, on se gourre, on évalue mal, on s’imagine plus mal barré qu’on ne l’est. Quelquefois même, on se suppose heureux !
Quatrième de couverture :
Côté famille, maman s’est tirée une fois de plus en m’abandonnant les mômes, et le Petit s’est mis à rêver d’ogres Noël. 
Côté cœur, tante Julia a été séduite par ma nature de bouc (de bouc émissaire). 
Côté boulot, la première bombe a explosé au rayon des jouets, cinq minutes après mon passage. La deuxième, quinze jours plus tard, au rayon des pulls, sous mes yeux. Comme j’étais là aussi pour l’explosion de la troisième, ils m’ont tous soupçonné. 
Pourquoi moi ? 
Je dois avoir un don…