Pas Raccord de Stephen Chbosky

Pas Raccord de Stephen Chbosky

Pas Raccord de Stephen Chbosky
J’ai vu ‘le Monde de Charlie’ dans l’avion en rentrant d’Inde. 
Malgré mon anglais plutôt bon, je n’avais pas réussi à saisir toutes les subtilités des dialogues et en était restée frustrée et avec l’envie de revoir le film en français. 
Finalement c’est le livre dont le film est adapté que j’ai choisi. 

Au départ, ‘Pas raccord’ ne semble pas bien différent des autres romans à succès pour ados. 
Il suit le parcours d’un adolescent mal dans sa peau, raconté à la 1ère personne,  au travers d’une correspondance avec une tierce personne qui restera inconnue.

C’est au fil des pages que l’on réalise que finalement ce récit n’est pas aussi standard que l’on l’imaginait au départ.

Tout au long de cette année scolaire, on s’aventure avec Charlie dans son plongeon timide dans la vie.
Au lycée, il n’a plus d’amis depuis que son meilleur ami Michael s’est suicidé.
Il fait alors la rencontre de Sam et Patrick, un garçon et une fille qu’il pense être en couple avant qu’il ne découvre qu’ils sont en fait demi-frères et demi-soeurs.
Il tombera immédiatement amoureux de la belle Sam, et intègrera sans ciller que Patrick est gay et fréquente secrètement le quaterback de l’équipe du lycée.
Pris sous leur aile, il ira à l’encontre d’un monde auquel il n’avait jamais été confronté, et si parfois son comportement intrigue ou pose problème, il peut toujours compter sur leur amitié indéfectible pour remonter la pente.

Sortir de son statut d’observateur, pour participer à ce qui l’entoure n’est pas facile, surtout qu’il décide de le faire au moment de l’adolescence. 
On partage ses doutes, ses questionnements sur le sens des gens et de la vie en général.
Cet aspect m’a particulièrement touché dans la mesure où il me correspond.
Il est parfois tellement plus facile de se mettre dans le rôle d’observateur pour se protéger. 

Traitant de sujets graves avec une infinie pudeur, ‘Pas raccord’  est un ‘petit’ roman qui m’a fait un bien fou, dans lequel j’ai pu retrouver sans mal une partie de mon adolescence, de mes doutes de cette époque-là et de mon parcours personnel.
Il y a forcément une facette dans laquelle le lecteur peut se reconnaître un minimum, et c’est ce qui fait la force de l’ouvrage. 
Dévoré en moins de 24h… et ça aussi, cela fait du bien car cela me prouve que j’en suis encore capable !