La fille du fossoyeur de Joyce Carol Oates

La fille du fossoyeur de Joyce Carol Oates

La fille du fossoyeur de Joyce Carol Oates

Je n’avais pas lu de livre de Joyce Carol Oates depuis Blonde , biographie romancée et tendre de Marylin Monroe.

J’avais adoré découvrir cette autre histoire de Marylin, plus poétique, plus douce , moins exposée et librement interprétée par l’auteur.

La Fille du fossoyeur est un roman qui trainait depuis plusieurs mois dans ma pile de livres …. 672 pages.
Mais ce n’est pas tant le nombre de pages qui m’effrayait que la noirceur que je percevais dans ce roman.
J’avais lu et relu plusieurs fois le 4° de couverture sans trouver le courage d’entamer ce pavé.

Je m’y suis résolue cet été. 

Les 200 premières pages achevées, j’avais déjà trés envie d’écrire ce billet.
L’histoire de cette fille de fossoyeur, Rebecca,  fuyant un mari abusif et violent pour reprendre le contrôle de sa vie et protéger son enfant, j’avais envie de vous en parler.
Les phrases, les scènes étaient riches en émotions et puissantes, et la dynamique présente.

200 pages plus loin, l’enthousiasme n’était plus forcément là …
Rebecca n’avait toujours pas repris le contrôle de sa vie, hésitait encore et encore entre une nouvelle vie sous la coupe d’un autre homme et gagner définitivement sa liberté.
Du coup, j’ai aussi hésité à poursuivre la lecture redoutant une fin décevante et note positive…

J’ai pourtant poursuivie car je me résigne que très rarement à abandonner un livre en cours de lecture.
La fin se termine abruptement et n’apporte qu’un sentiment de gâchis et d’inachevé comme je le redoutais.

Difficile de recommander ce livre, mais également difficile de ne pas le faire, car, comme tous les livres de cet auteur, il a des qualités indéniables.
La première partie est fabuleuse, dommage que le reste ne suive pas… 


4° de couverture : En 1936, une famille d’émigrants fuyant désespérément l’Allemagne nazie, les Schwart, échoue dans une petite ville du nord de l’état de NY où le père, un ex-professeur de lycée ne se voit offrir qu’un seul job : celui de fossoyeur-gardien de cimetière.

Humiliation, pauvreté, frustrations quotidiennes portent en elles les germes de l’épouvantable tragédie dont Rebecca la benjamine des trois enfants sera le témoin.
Prémices de l’étonnante aventure à multiples rebonds que va devenir très vite la vie de Rebecca, contrainte à une fuite en avant pour échapper entre autres à un mari abusif et dangereux, et protéger son petit garçon ; mais une fuite qui est aussi une quête émouvante née du désir profond, quoique inconscient chez la jeune femme, de retrouver une sorte d’appartenance à ce même cruel passé, de se rattacher en fin de compte à sa véritable identité. Ce que le destin ne lui permettra qu’au terme d’une existence d’intranquillité.

L’apprentissage des hommes, du mariage, de la maternité, le combat d’une femme pour son indépendance dans la société américaine de l’après-guerre font de ce livre le plus magnifique des hymnes à la survie et à la résilience humaine.