Bloody Miami de Tom Wolfe

Sitôt sorti, sitôt sur ma table de chevet. 

 Comme beaucoup d’entre nous , j’ai découvert Tom Wolfe avec le Bucher des Vanités, j’avais eu un peu de mal à le démarrer mais avait au final beaucoup aimé.  

J’ai ensuite enchainé toutes ses œuvres, romans et essais, sans pause…
Le dernier opus, Moi Charlotte Simons , m’avait enchanté .  

J’avoue un faible pour la littérature américaine, et peut me plonger pendant des semaines dans l’œuvre d’un auteur en particulier ou m’attarder sur une époque… Dos Passos , William Faulkner , Ernest Hemingway lorsque j’étais étudiante ou Paul Auster , John Fante , Charles Bukowski et Jack Kerouac plus récemment.
Je crois bien que mon préféré est Bukowski qui a réussi à me faire pleurer sur certaines pages de son roman auto biographique Souvenir d’un pas grand chose. Et j’en ai encore des larmes dans les yeux quand je me rememore ces lignes…

Bloody Miami , donc, est le dernier opus de Tom Wolfe.

 Comme à chaque fois, j’ai eu du mal à renouer avec cet auteur et à me plonger dans son univers.
Mais assez rapidement, l’addiction émerge à nouveau et quelques heures plus tard, je suis déçue d’en être déjà à la dernière phrase de ce roman qui file à 300 à l’heure.


Tout comme le Bucher des Vanités qui racontait le New York des années 80 et les yuppies, tout comme Moi Charlotte Simmons qui donne une redoutable vision des campus américains et de ses excès, Bloody Miami décrit un tableau sans aucune complaisance du Miami des années 2000.


 600 pages de plongée en apnée dans la vie de cette ville, tête baissée dans son atmosphère sensuelle et violente , un  roman sur les origines ou l’appartenance à une communauté marque un individu beaucoup plus surement que toute autre caractéristique génétique.

Il n’est jamais question d’hémoglobine dans ce livre et pourtant tout se rapporte au sang, au sens de la ligné, de la famille, de la race …

Bloody Miami, c’est l’histoire d’un latino qui vit dans le quartier cubain et qui s’est enrôlé dans la police de la ville ou il mène une carrière exemplaire.
Jusqu’au jour où il doit empêcher un réfugié cubain de poser le pied sur le sol américain.
La manœuvre est spectaculaire et acclamée par les ‘blancs américains’, les WASP,  tandis que les latinos ne retiennent que l’acte de traîtrise perpétré contre un semblable… A ce moment là , sa petite amie Magdalena le quitte et sort avec son patron , un wasp, médecin spécialisé dans la lutte contre la pornographie…

En somme l’histoire d’une minorité ethnique maximale sur Miami qui rêve d’accéder aux statuts privilégiés des whites anglo saxons protestants , moins nombreux sur la ville mais à des postes plus enviables…

Comme pour beaucoup de romans de cet auteur , ce livre est excellent , et à lire,  à condition de passer le cap des 100 premières pages , ne serait ce que pour sa façon d’écrire qui tient en haleine et sous tension et donne l’impression qu’à tout moment il va se passer quelque chose .. .

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