Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur d’Harper Lee

Je suis tombée un peu par hasard sur ce roman que j’avais récupéré dans un troc de livres …
Je ne connaissais ni l’auteur, ni le roman , c’est juste le titre et la photo de la couverture qui m’ont inspiré.
Bilan : un livre magnifique, plein d’émotions et emprunt d’une certaine morale et en s’attaquant à un sujet datant des années 1930, Harper Lee arrive à nous plonger dans des situations presque actuelles
Je ne m’attendais à rien, ne sachant pas grand chose de l’histoire et de l’auteur.
Ce livre traite du passage de l’innocence à l’expérience, un thème cher aux américains.
L’histoire, vue aux travers des yeux d’une enfant, qui ne comprend pas tout, la rend d’autant plus poignante
Ces enfants effrayés par ce qu’ils ne connaissent et ne comprennent pas, vont être témoin d’une injustice qui, malheureusement, reste très moderne et va les propulser dans le monde des adultes et leur faire réaliser que ce n’est pas la différence qui est dangereuse, mais la bêtise et l’ignorance.
Harper Lee décrit parfaitement ce milieu familial , avec tant de justesse qu’on a l’impression que c’est un peu de notre famille qu’elle parle….la vie de quartier cloisonné, un peu tranquille, et en même temps très fragile dans son équilibre…
Notamment lorsque des sujets lourds viennent ébranler les convictions.
L’auteur parvient également à nous parler de la ségrégation, de la violence, du glauque et de la misère.
Sans manichéisme aucun, sans pathos, sans surenchère.
Quelques citations :

 » Il y a des gens qui… qui sont si préoccupés par l’autre monde qu’ils n’ont pas appris à vivre dans celui-ci et tu n’as qu’à descendre dans la rue pour en voir les résultats. »

« La seule chose qui ne doit pas céder à la loi de la majorité, est la conscience de l’individu. »

« Je voulais que tu comprennes quelque chose, que tu voies ce qu’est le vrai courage, au lieu de t’imaginer que c’est un homme avec un fusil à la main. Le courage, c’est de savoir que tu pars battu, mais d’agir quand même sans s’arrêter. »

« Tu ne comprendras jamais personne si tu n’envisages pas les choses de son point de vue Scout, si tu ne te mets pas à sa place, à regarder par sa veranda. »


4éme de couverture : Dans une petite ville d’Alabama, au moment de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout.
Homme intègre et rigoureux, cet avocat est commis d’office pour défendre un Noir accusé d’avoir violé une Blanche.
Ce bref résumé peut expliquer pourquoi ce livre, publié en 1960 – au coeur de la lutte pour les droits civiques , connut un tel succès.
Il ne suffit pas en revanche à comprendre comment ce roman est devenu un livre culte aux Etats-Unis et dans bien d’autres pays.
C’est que, tout en situant son sujet en Alabama à une époque bien précise – les années 1930 -, Harper Lee a écrit un roman universel sur l’enfance confrontée aux préjugés, au mensonge, à la bigoterie et au mal.
Racontée par Scout avec beaucoup de drôlerie, cette histoire tient du conte, de la court story américaine et du roman initiatique. Couronné par le Prix Pulitzer en 1961, Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur s’est vendu à plus de 30 millions d’exemplaires dans le monde entier.