La nuit du chasseur de Charles Laughton

J’ai profité de la relative tranquillité de ce week-end  pour redécouvrir un de mes films favoris, La Nuit du Chasseur de Charles Laughton.
Pas vu depuis un certain nombre d’année , j’avais juste envie de me faire une idée sur l’opportunité de le revoir ou pas avec ma fille , un brin trop jeune peut être pour comprendre la portée du film… 

Thriller évident …mais thriller envoutant. 
La Nuit du Chasseur est un chef d’oeuvre de suspense et d’ambiance.

Déjà, il faut savoir que Charles Laughton n’a réalisé qu’un seul film dans sa vie.
Echec cuisant lors de sa sortie,  il a du coup renoncé à en réaliser d’autres.
Le temps a rattrapé les erreurs du passé et La Nuit du Chasseur est désormais considéré comme un des films immanquables du cinéma, toute époque confondue.

Véritable ode à la vie et hommage non-dissimulé à ce que peut endurer un enfant et jusqu’où celui-ci peut aller pour trouver son petit coin de bonheur, ce film a été fait avec les moyens de l’époque et offre malgré toute une palette de scènes qu’il ne faut pas manquer : Robert Mitchum angoissant et imprévisible, la multiplication de plans sublimissimes tantôt bucoliques, tantôt cloisonnés, une musique qui vise juste, de jeunes acteurs fabuleux et surtout une histoire menée par un rythme soutenu.

D’autre part, le metteur en scène donne au film une ambiance irréelle, pas loin de celle d’un conte des frères Grimm : on ne sait jamais trop où on est, et il y a un travail fantastique sur la lumière, ce qui me donne vraiment l’impression que Robert Mitchum est un ogre rien qu’en voyant son ombre.

Ce film s’adresse à des amoureux des temps anciens, des frayeurs enfantines et des comptines.

Seul ombre du tableau, le happy end de la fin,  un brin forcé,  mais les 1H30 précédentes classent sans hésitation ce film dans la catégorie des chefs d’œuvres.
A voir absolument pour ceux qui serait passé à côté … 



Pitch : Lors d’un court séjour en prison, le pasteur Harry Powell a comme compagnon de cellule Ben Harper, un homme désespéré qui, pour sauver sa famille, a commis un hold-up et assassiné deux hommes.
Powell cherche à faire dire à Harper où se trouvent les 10 000 dollars dérobés, mais celui-ci ne cède pas. Le prêcheur fanatique se rend chez la veuve de Harper qui a été pendu. Willa Harper ne tarde pas à épouser l’homme d’église, ne voulant pas voir que ce dernier ne veut qu’une chose : faire avouer à ses enfants, John et Pearl, l’emplacement du magot.