Fifty shades of Grey de E. L. James

C’est pourtant pas mon genre d’être snob sur un phénomène culturel de toute sorte, je suis plutôt bon public   et j’aime les guilty pleasures comme une grosse partie d’entre nous..
Fifty Shades of Grey n’aurait jamais dû arriver dans ma Pile à Lire.
Et pourtant, à force de subir le matraquage médiatique, le dénigrement systématique sur Twitter et de voir le succès indéniable qu’il rencontre, il fallait que je me fasse ma propre idée.
Déjà, on comprend mieux l’objet et le succès de ce livre quand on sait qu’il a été développé à partir d’une fan-fiction écrite pour Twilight, chose que je n’ai découverte qu’après coup, recherchant ce qui avait bien pu provoquer un tel succès.
L’intrigue est basique, classique, une étudiante fauchée qui tombe amoureuse d’un milliardaire super beau , plus âgé qu’elle et qui ne veut pas s’engager dans une relation..
L’héroïne Ana, est une copie de Bella Swan en version étudiante à Portland, jeune, vierge et naïve.
Le personnage masculin, Christian Grey, une sorte d’antéchrist d’Edward Cullen, sa version torturé, sombre et accro au sexe violent…
Leurs personnalités, hélas, se résume à ça.


L’auteur aurait pu développer la personnalité de Christian à partir de ses petites manies de maniaque mais non, elle s’est soigneusement arrêté au 1er tableau, peut être pour préparer les tomes suivants ou visiblement le beau mâle abandonnent ses addictions SM pour les beaux yeux de la belle… tiens donc, comment est ce possible ?
Alors, après, qu’il soit attiré par elle au premier regard, qu’elle aussi, qu’elle prenne son pied 10 fois par jour, et en redemande encore … ouais bof bof.
J’ai d’ailleurs fini par rapidement sauter les pages de sexe qui commençaient à être répétitives , voire ennuyeuses et qui témoignaient d’un manque d’imagination certain…
Si un jour, la vie m’amenait à rencontrer un pseudo Christian Grey, j’espére bien qu’il aura une palette de savoir faire et d’envies un peu plus élargie …

Côté écriture, je ne dirais rien de différent que ce qui a été déjà dit … c’est définitivement mal écrit et également répétitif : il penche la tête sur son épaule, je mordille ma lèvre et il passe la main dans ses cheveux sont des expressions qui reviennent toutes les 2/3 pages…

Conclusion : cette lecture m’aura au moins permis de me faire une idée précise de ce phénomène et économiser de l’argent en évitant d’acheter les tomes suivants. 

Quatriéme de couvertureLorsqu’ Anastasia Steele, étudiante en littérature, est envoyée par sa meilleure amie afin d’interviewer un jeune entrepreneur – Christian Grey – pour le journal du campus, elle découvre un homme attirant, énigmatique et intimidant. Convaincue que leur rencontre se soit mal passée, elle tente de sortir Grey de son esprit, jusqu’à ce qu’elle le retrouve dans le magasin où elle travaille afin de financer ses études. La naïve et innocente Ana est choquée de réaliser qu’elle désire cet homme –, et lorsqu’il lui conseille de garder ses distances, elle n’en a que plus envie de se rapprocher de lui. Incapable de résister à la douce beauté d’Ana, à son esprit et sa nature indépendante, Grey admet la vouloir également… mais selon ses propres termes.
Choquée mais intriguée par les singuliers goûts érotiques de Grey, Ana hésite. Car malgré les apparences de son succès – son entreprise multinationale, sa richesse, sa famille adoptive aimante –, Grey est un homme tourmenté par ses démons et consumé par le besoin de tout contrôler. Quand le couple s’embarque dans une liaison passionnée et audacieuse, Ana découvre peu à peu ses désirs sombres, tout comme la face cachée de Christian Grey, celle que personne n’a encore jamais vue…