Django Unchained de Quentin Tarantino

Aller au cinéma un mercredi soir, c’est une chose que je n’avais pas fait depuis bien longtemps mais impossible de rater la sortie de Django Unchained,je voulais faire parti des premiers à voir le film et je n’étais pas la seule !
C’est donc dans une salle bondée, essentiellement remplie d’étudiants, que j’ai découvert le dernier opus de Quentin Tarantino.
Une ambiance bien potache y régnait et chacun semblait content d’avoir réussie à obtenir une place…

Disons le de suite, j’ai adoré… du pur Tarantino, surement un de ses meilleurs films, avec comme d’habitude un grand final explosif et des acteurs grand cru.

Jamie Foxx, tour à tour taciturne et bête sauvage, s’affirme et nous émeut presque sans effort.
Sa cause justifie les moyens et trouve une adhésion presque sans équivoque malgré le sujet extrêmement sensible auquel le film s’attaque.
Christopher Waltz, acteur de génie, prouve qu’il est encore mieux à sa place dans un rôle philanthropique que dans celui de bad guy d’Inglourious Basterds –


DiCaprio, bien que très académique, livre, comme toujours, une performance  impressionnante avec le personnage de l’odieux Calvin Candie , le bad guy du film.
Son interprétation de l’aristocrate dandy à la passion morbide pour le combat d’esclaves jusqu’à la mort est à glacer le sang, passant sans sourciller du sourire sympathique à la folie la plus totale. 

Les dialogues, comme toujours, sont à l’honneur et les  acteurs prennent plaisir à jongler avec les  mots  : «  Gentlemen, you had my curiosity. But now you have my attention. »


Des scènes cultes comme celle complètement burlesque mais sacrement réussie des prémices du Klu Klux Khan, cela faisait bien longtemps que je n’avais pas eu un tel fou rire dans une salle de cinéma…

Enfin, parlons de la BO, Tarantino  mélange des titres mythiques avec de la compo originale et finalement cela passe très bien , pas de souci avec le gros rap US en plein Mississippi du 19 ème siècle.
 C’est une des raisons pour laquelle Tarantino est Tarantino.
Aucun interdit, il se fout des « règles ».
Et c’est ainsi qu’on l’aime. 



Pitch : Dans le sud des États-Unis, deux ans avant la guerre de Sécession, le Dr King Schultz, un chasseur de primes allemand, fait l’acquisition de Django, un esclave qui peut l’aider à traquer les frères Brittle, les meurtriers qu’il recherche. Schultz promet à Django de lui rendre sa liberté lorsqu’il aura capturé les Brittle – morts ou vifs.
Alors que les deux hommes pistent les dangereux criminels, Django n’oublie pas que son seul but est de retrouver Broomhilda, sa femme, dont il fut séparé à cause du commerce des esclaves…
Lorsque Django et Schultz arrivent dans l’immense plantation du puissant Calvin Candie, ils éveillent les soupçons de Stephen, un esclave qui sert Candie et a toute sa confiance. Le moindre de leurs mouvements est désormais épié par une dangereuse organisation de plus en plus proche… Si Django et Schultz veulent espérer s’enfuir avec Broomhilda, ils vont devoir choisir entre l’indépendance et la solidarité, entre le sacrifice et la survie…