Ascenseur pour l’échafaud de Louis Malle

Hier, J’ai visionné à nouveau Ascenseur pour l’échafaud de Louis Malle avec Jeanne Moreau, surement en écho à ce week-end gris et triste, un peu en aparté.
J’ai à nouveau été subjuguée par la beauté du visage de Jeanne Moreau, par cette nuit éternelle  en noir et blanc et surtout pas la musique de Miles Davis, terrible, lumineuse, presque décontractée.

Je me suis retrouvée à nouveau dans cette extrapolation sur l’amour, la solitude et l’envie de changer de peau et de vie.
En fond sonore, la musique de Miles Davis , composée en une seule nuit en visionnant les extraits du film et en improvisation libre  , transporte le film dans une autre dimension.

« Cet enregistrement s’est effectué de nuit au studio du Poste Parisien, dans une atmosphère très détendue. Il y avait là Jeanne Moreau, la principale interprète du film, qui, de façon charmante, accueillait musiciens et techniciens à un bar improvisé. Il y avait la production, la technique et Louis Malle, toutes bretelles dehors, qui tentait d’extraire de Miles tout ce qu’il désirait ajouter à l’image. Les musiciens, totalement détendus, voyaient sur l’écran défiler les scènes principales du film, et, mis ainsi dans l’ambiance, se lançaient aussitôt, en même temps que passait la projection, dans l’improvisation .» Boris Vian

« …j’étais un cinglé de jazz…la musique d’Ascenseur est unique. C’est l’une des rares musiques de film qui ait été entièrement improvisées… Je passais les séquences sur lesquelles on voulait mettre de la musique, et il commençait à répéter avec ses musiciens …le film en était métamorphosé… quand on a ajouté la musique, il a soudain décollé. » Louis Malle