I’m still here, histoire d’un hoax

I’m still here est un documentaire de Casey Affleck, le frère de Ben , sur Joaquin Phoenix , sublime acteur des films de James Gray ( ‘Two Lovers’ et surtout ‘La nuit nous appartient’ .. ) .
Dans ce docu, l’inoubliable Joaquim annonce entre autres qu’il arrête le cinéma pour se consacrer au hip hop,  2 années passées à entretenir un canular bigger than life…

Petit résumé …
2008 , Joaquin se pointe à Cannes avec son metteur en scène préféré pour présenter son dernier film et puis soudain pendant plusieurs mois plus rien … le vide… l’acteur disparait de la circulation.
Octobre 2008 , lors d’une interview, il confie avoir perdu le goût de jouer et souhaite s’adonner à sa nouvelle passion : le hip hop ..
Ses apparitions médiatiques suivantes sont effrayantes : un barbe à la ZZ Top , clope au bec , bedonnant, hirsute …
Quelques semaines plus tard, il se produit lors de son premier concert avec son principal titre ‘I’m still here’.
C’est à ce moment là que je tombe sur un article décrivant sa nouvelle passion et son état, je m’affole, je cherche, je me renseigne… comment ça, ma presque idole en plein déchéance, c’est pas possible… et puis je l’oublie, à nouveau.

Les médias se posent des questions, les théories se multiplient, les thèses s’opposent, acteur génial ou fou furieux ?

Septembre 2010 : ‘I’m still here’ est présenté au Festival de Venise, en occultant totalement le question du canular, Joaquin Phoenix se tient éloigné de la promotion et semble suivre son travail de rappeur.
Encore une fois, les questions se posent, documentaire ultra réaliste sur un acteur ou affabulation géniale ??
Il faudra attendre la fin du festival pour apprendre qu’il s’agissait d’un énorme hoax monté par les 2 acteurs.
Deux ans de bidonnage complet … ou Phoenix aura produit une performance incroyable et Affleck réussit à faire profil bas pour mener à bien son projet.


Au final, point d’inquiétude, Joaquin est de nouveau concentré sur son métier d’acteur … A venir un film ‘Tandis que j’agonise’ de James Franco , ‘The Master’ de Paul Thomas Anderson et The Nightingale de James Gray …