Le Mur de Bordeaux by Hopare

hopare mur de bordeaux

Artiste globe-trotteur, autant imprégné de grands espaces comme ceux de l’Islande qu’il a parcouru au mois d’Aout que de jungle urbaine comme celle de Belleville, Hopare a débuté le graffiti au début des années 2000.
A l’époque, il n’était qu’un jeune collégien, élève dans le cours d’arts plastiques de Shaka, street artiste réputé pour la maniére dont il intégre la 3D dans ses oeuvres .
Shaka l’initie au lettrage pendant la récréation et finira par lui apprendre à peindre sur des murs après les cours.

Au-delà du lettrage, Hopare va vite progresser et  trouver son style reconnaissable  qui mêle abstraction, figuration et graphisme avec des tons et des choix de couleurs qui rendent les personnages de ses oeuvres intemporels et presque vivants.

Il dit être à la recherche du trait parfait et c’est exactement ce que l’on ressent quand on le regarde travailler : les lanières de couleurs, rehaussées de lignes et courbes noires, s’entrelacent pour donner vie et volume à des corps et des visages.

Son art s’exprime all around the world, chaque voyage étant un pretexte pour glaner  l’inspiration qui lui permettra de nous en mettre pleins les yeux une fois de retour en France.

A Bordeaux, dans le cadre de la 1ère performance de la seconde saison du Mur de Bordeaux, ce sont les portraits de 3 femmes rencontrées au cours de ses déambulations à travers le monde, qu’il a représenté.
Qu’il soit du Burkina Faso ou du Pérou, leur regard est tourné vers l’avenir, et l’espérance que l’on lit dans leurs yeux est la même.
Sur la base de ces 3 portraits réunis sur une seule photo, quadrillée, il a commencé par une ébauche à la bombe, toute en douceur.

DSC01839

DSC01936

Puis portrait par portrait, il a tracé ces lignes et ces courbes qui rendent son style si particulier et unique.
Le dernier portrait est complété d’une demi rosace, sa signature que l’on retrouve sur toutes ses peintures.
Sur la partie droite du mur, une representation totalement abstraite aux couleurs vives, en contraste avec les portraits et la palette en noir et blanc de la partie gauche.
Il finira sa performance en apposant son blaze  et le nom de ses compagnons de graff et d’aventures, une manière de souligner que son aventure est avant tout collective.

Hopare a confié apprécier le travail de Nosbe, Aryz et Shaka, notamment parce qu’ils avaient réussi à trouver un vrai univers et une signature visuelle.
Après son exposition La Rue a du charme, sa performance au Mur de Bordeaux est une nouvelle fois la preuve qu’il a trouvé la sienne.

A découvrir jusqu’à la prochaine performance, Place Jean & Jean Paul Avisseau, Bordeaux. 

DSC01904

DSC01928

DSC01895

DSC01884

DSC01858

DSC01852

remp Hopare